Accéder au contenu principal

30 ans de la chute du mur de Berlin : retour en archives

Mstislav Rostropovitch devant le mur de Berlin, le 11 novembre 1989.
Mstislav Rostropovitch devant le mur de Berlin, le 11 novembre 1989. France 24

Ce 9 novembre marque les 30 ans de la chute du mur de Berlin. Retour sur les attentes et les espoirs suscités par la chute du Rideau de fer dans le premier épisode de notre série sur France 24 consacrée à cette commémoration.

Publicité

À l'occasion des 30 ans de la chute du mur du Berlin, France 24 revient sur le bouleversement de cet événement historique, par une série de vidéos et de reportages.

Debouts sur le mur, porte de Brandebourg, des milliers d'Allemands de l'Est ont traversé la frontière et sont désormais à Berlin-Ouest. Ce mur qui pendant 28 ans, 2 mois et 27 jours fut leur prison et le symbole de la Guerre froide.

Cette "révolution pacifique" a permis aux Allemands de se retrouver de part et d'autre du mur de Berlin, il y a trente ans. Le 4 novembre 1989, à Berlin, les Allemands de l'Est sont un million à manifester et à réclamer la démocratie.

À la surprise générale, le parti socialiste précipite les évènements : le 9 dans l'après-midi, son porte-parole Günter Schabowski annonce l'ouverture des frontières "sofort", c'est-à-dire immédiatement. Quelques heures plus tard, des milliers de Berlinois se pressent aux points de passage qui jalonnent le Mur.

Face à la foule, le lieutenant Harald Jäger est désemparé. Il demande des instructions à sa hiérarchie qui ne lui répond pas ; alors il ouvre la barrière.

Des années plus tard, l'ancien garde-frontière de Berlin-Est raconte cette nuit si particulière : "C'était la nuit la plus belle, mais aussi la plus terrible de ma vie. Terrible parce que j'ai réalisé que le parti m'avait laissé tomber. Ma vision du monde s'est effondrée cette nuit là".

Un effondrement dans l'euphorie générale. Ceux de l'Est sont accueillis à bras ouverts par ceux de l'Ouest... Et le mur de la honte devient celui du rassemblement. C'est le chaos, mais pas une goutte de sang n'est versée. Les autorités, d'abord réticentes, se joignent bientôt aux manifestants.

En voyage en Pologne, le chancelier Helmut Kohl revient précipitamment. "C'est l'un des plus beaux jours de toute ma vie. L'unité de l'Allemagne est le but que j'ai toujours poursuivi", dira-t-il.

Un but rapidement atteint : 11 mois plus tard, l'Allemagne est réunifiée et Berlin débarassé de ses barbelés.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.