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Malgré la crise sociale, le président chilien exclut de démissionner

Le président chilien Sebastian Piñera, le 24 septembre 2019, à l'ONU.
Le président chilien Sebastian Piñera, le 24 septembre 2019, à l'ONU. Carlo Allegri, Reuters

Il reconnaît qu'il est "responsable d'une partie" des "problèmes qui se sont accumulés depuis 30 ans" au Chili, mais exclut de démissionner : le président Pinera se dit ouvert à la discussion et n'exclut pas une réforme de la Constitution.

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Le président chilien Sebastian Piñera a affirmé, mardi 5 novembre, qu'il n'allait pas démissionner malgré les violentes manifestations contre son régime qui secouent le Chili depuis plus de trois semaines, dans une interview à la BBC.

Interrogé pour savoir s'il allait répondre aux appels à la démission qui s'élèvent dans le pays, le président conservateur a répondu : "Non", tout en reconnaissant qu'il était "responsable d'une partie" des "problèmes qui se sont accumulés depuis 30 ans".

Le mouvement de contestation se poursuit malgré l'annonce de nombreuses mesures sociales. Il a débuté sur une protestation contre l'augmentation du prix du ticket de métro et s'est rapidement élargi à toute une série de revendications. Mardi, quelque 2 000 personnes se sont rassemblées sur la plaza Italia, dans la capitale, selon la municipalité de Santiago, où de légers incidents ont été rapportés.

"Les problèmes se sont accumulés ces trente dernières années. Je suis responsable d'une partie d'entre eux et j'en assume la responsabilité, mais je ne suis pas le seul responsable", a souligné Sebastian Piñera.

Ouvert à la discussion

Évoquant "les nombreuses plaintes pour usage excessif de la force", il a assuré que "si cela s'est produit, je peux vous garantir qu'il y aura une enquête (...) et des poursuites en justice. Il n'y aura pas d'impunité".

Des militants, dont le prix Nobel de la paix Rigoberta Menchu, ont appelé le président chilien à faire cesser les violations "systématiques et graves" des droits de l'Homme lors de la répression des manifestations. La première semaine du conflit avait notamment vu l'armée chilienne patrouiller aux côtés de la police dans les rues de Santiago.

Sebastian Piñera, qui a dû annoncer le 30 octobre l'annulation du sommet de l'Apec et de la conférence de l'ONU sur le climat COP25 qui devaient se tenir au Chili, a justifié l'instauration de l'état d'urgence en soulignant qu'il avait "employé les outils démocratiques et constitutionnels (...) pour rétablir l'ordre public et protéger nos citoyens".

"Nous sommes disposés à discuter de tous les sujets, y compris une réforme de la Constitution", a-t-il également déclaré après plusieurs jours sans annonce, un fait inhabituel pour ce dirigeant hyperactif et omniprésent.

Aide aux PME

Mardi, le président, ancien hommes d'affaires milliardaire, a annoncé une série de mesures pour les PME affectées par la crise. Les 6 800 entreprises concernées par les destructions, pillages et incendies depuis le début de la crise, devront bénéficier d'aides financières, d'assouplissements dans les paiements et de réductions d'impôts.

La Conmebol a par ailleurs annoncé mardi le déplacement à Lima, au Pérou, de la finale de la Copa Libertadores de football, initialement prévue le 23 novembre à Santiago entre River Plate et Flamengo.

Avec AFP

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