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C1: Le Bayern se qualifie pour les huitièmes et respire un peu

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Munich (Allemagne) (AFP)

Trois jours après le limogeage brutal de l'entraîneur Niko Kovac, le Bayern Munich s'est qualifié mercredi pour les huitièmes de finale de Ligue des champions grâce à une victoire sans panache 2-0 contre l'Olympiakos à l'Allianz Arena.

Avec quatre victoires en quatre matches, les champions d'Allemagne sont certains de terminer au moins deuxièmes du groupe B, quel que soit le résultat de Etoile Rouge-Tottenham (21h00).

Crispés, incapables de mettre du rythme pendant l'essentiel du match, les Bavarois ont dû attendre un but de l'inévitable Robert Lewandowski, servi par Kingsley Coman, le meilleur homme du match, pour casser la résistance des Grecs à la 69e minute, avant que Perisic ne cloue le cercueil à deux minutes de la fin.

Malgré le retour dans l'équipe des battants Thomas Müller et Javi Martinez, et l'éviction de Thiago Alcantara et Philippe Coutinho par l'entraîneur intérimaire Hansi Flick, le Bayern n'a guère plus convaincu que lors de ses sorties du mois d'octobre. Et il lui faudra trouver un autre tempo s'il veut s'imposer samedi à domicile dans le "Klassiker" de la Bundesliga contre Dortmund.

Tandis que leurs dirigeants se sont "donné du temps" pour trouver un nouvel entraîneur -les noms de Wenger, Mourinho et Allegri circulent, entre autres- les joueurs, eux, n'avaient pas ce luxe: ils devaient faire face immédiatement à leurs "responsabilités", comme l'avait admis Joshua Kimmich la veille du match.

- Pavard sur le poteau -

Malgré leur supériorité intrinsèque, les stars du Bayern ont pourtant été très loin des attentes placées en eux par leurs dirigeants, surtout en première période.

Hormis une tentative de loin de Leon Goretzka (5e) qui a obligé le gardien José Sa à une belle détente, ils ont surtout monopolisé le ballon en vain. Un tir de Serge Gnabry dans les bras du gardien (16e) ou un mauvais centre de Kingsley Coman (18e) malgré un débordement très propre illustraient ce sentiment d'impuissance.

En face, l'Olympiakos ne s'est pas créé une seule occasion, sauf lorsque David Alaba, fébrile, a fait une boulette dans la surface (16e), qui aurait pu coûter très cher si les attaquants grecs s'étaient montrés plus adroits.

Deux éclairs sont venus illuminer cette grise première période: un exploit personnel dans la surface de Coman, qui a échoué sur le gardien (34e), et une curieuse action, lorsqu'un ballon a fait le billard dans la surface grecque entre la tête de Lewandowsi et l'oreille de Benjamin Pavard, avant de s'écraser sur le poteau (45e).

Que leur a dit à la pause Hansi Flick, l'ancien adjoint de Kovac, et que l'on dit très apprécié du vestiaire? Toujours est-il que les Munichois sont revenus sur la pelouse avec de meilleures intentions.

- Coman décisif -

Plus incisifs dans les duels, on a vu qu'ils essayaient d'emballer le match. Mais il semblait toujours manquer le dixième de seconde nécessaire pour faire la différence.

Jusqu'à la 69e minute. Coman, qui avait obligé José Sa a une parade spectaculaire quelques minutes plus tôt, après un nouveau slalom dans la défense, a cette fois servi Lewandowski de la droite. Le Polonais, désormais deuxième meilleur buteur de la Ligue des champions avec six réalisations, a repris dans une position acrobatique et dans un angle impossible (1-0).

Coman a ensuite évité des angoisses à son équipe en préparant superbement le deuxième but, à la 88e minute: en position de meneur de jeu, il a servi son compatriote Corentin Tolisso dans la course sur la gauche, et le centre de l'ancien Lyonnais a trouvé Ivan Perisic (2-0, 89e). Beau coaching de Flick: Tolisso et Perisic venaient d'entrer en jeu.

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