Accéder au contenu principal

Le Musée Carnavalet sur la dernière ligne droite de son lifting

Publicité

Paris (AFP)

Le Musée Carnavalet, temple de l'histoire de la ville de Paris, rouvrira au printemps après avoir relevé l'audacieuse gageure de son lifting total: conserver son charme ancien tout en se dotant des outils les plus modernes pour attirer un public du monde entier.

Les responsables de ce vaste chantier situé au coeur du Marais, le plus important parmi ceux lancés par Paris Musées sous la houlette de la maire socialiste Anne Hidalgo depuis 2015, ont présenté à la presse les restaurations raffinées, parfois achevées, parfois en voie de finition, des décors, boiseries, peintures.

Plus de cent restaurateurs externes sont intervenus pour la remise en état des collections qui comptent 615.000 oeuvres. De magnifiques restaurations ont été conduites comme celles de la Salle de bal du Salon Wendel ou du Salon Demarteau.

Quatre millions d'euros ont été consacrés aux seuls décors et collections et 7 millions aux façades extérieures.

Dans le futur "Musée Carnavalet - Histoire de Paris", une galerie alignera 60 enseignes pittoresques des métiers et commerces du Paris ancien, comme celle du fameux marchand de vin "Au petit Suisse".

Pour Delphine Levy, présidente de Paris Musées, "il s'est agi dans cette restauration de trouver un équilibre entre un attachement viscéral pour l'ancien, interdisant de rompre le charme d'un musée existant depuis 150 ans, et une rénovation indispensable".

De nouvelles salles, notamment des salles d'introduction pour expliquer l'histoire de Paris, ont été créées, l'accès aux personnes à mobilité réduite a été prévu, 10% des oeuvres ont été mises à hauteur d'enfant, les collections archéologiques ont été valorisées et une ouverture aux périodes contemporaines a été assurée.

Le cheminement ira donc de la Préhistoire aux récents évènements parisiens -comme les photos des attentats terroristes.

Comme l'observe auprès de l'AFP la directrice Valérie Guillaume, ce chantier a donné un "élan complémentaire majeur", même si de tout temps des restaurations avaient été menées: désormais "l'ensemble des oeuvres aura été d'une manière ou d'une autre restaurée, allant du simple dépoussiérage à une restauration de fond complète", se félicite-t-elle.

La réouverture du musée connaît un léger "retard technique", a admis l'adjoint à la Culture de la Ville de Paris, Christophe Girard.

Cela est dû notamment au fait que la moitié des collections devant être mises en vitrine, la livraison de certaines vitrines ultra-sécurisées, perfectionnées, en provenance de la société allemande Reyer, de Dresde, a un peu tardé.

"On communiquera la date d'ouverture en janvier", a précisé Mme Lévy.

Le chantier a été particulièrement complexe car le musée s'étend sur deux anciens hôtels particuliers, l'Hôtel des Ligneris (XVIe siècle) et l'Hôtel Le Peletier (XVIIe). Un chantier de 50 millions d'euros, toutes dépenses confondues.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.