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Dans la presse

Crise climatique : "L'humanité s'expose à des souffrances sans nom"

France 24

A la Une de la presse, ce mercredi 6 novembre, l’alerte lancée par plus de 11 000 scientifiques du monde entier, sur l’état et l’avenir de notre planète. Les réactions, en France, aux mesures du gouvernement sur l’immigration. Deux partis politiques français devant la justice. Et la dépouille d’un général de Napoléon.

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A la Une de la presse, ce matin, l’alerte lancée par plus de 11 000 scientifiques du monde entier, qui déclarent que la Terre est confrontée à une «urgence climatique».

Dans une lettre ouverte publiée hier par la revue américaine BioScience, ces scientifiques avertissent que l’humanité s’expose à «des souffrances sans nom», si elle ne s’attaque pas sérieusement et rapidement à la «crise climatique». Une mise en garde à la Une du journal The Independent, avec la photo d’une forêt en flammes. Le quotidien britannique évoque «un avertissement sans précédent», et des conclusions on ne peut plus claires: «la crise climatique est étroitement liée à la consommation excessive issue d’un mode de vie riche». Les signataires invitent tous ceux qui ont ce mode de vie à «changer (leur) façon de vivre» et préviennent que «l’extraction excessive de matériaux et la surexploitation des écosystèmes entraînées par la croissance économique doivent être rapidement réduites». «Nous devons protéger et restaurer les écosystèmes de la Terre», plaident-ils.

En France, le gouvernement présente aujourd’hui ses mesures sur l’immigration, qui provoquent déjà beaucoup de réactions. Plusieurs d’entre elles ont déjà été dévoilées, notamment l’établissement de quotas par secteurs ou métiers, qui seront débattus chaque année au parlement - une mesure accueillie favorablement par le patronat, d’après Les Echos, qui préviennent cependant le gouvernement que «le travail de conviction (pour faire accepter ces quotas aux Français), s’annonce considérable et incertain». Le Figaro, lui, est déjà convaincu, pour ne pas dire enthousiaste, saluant même «l’habileté sémantique d’Emmanuel Macron», qui comme (son prédécesseur) Nicolas Sarkozy, sait la puissance du verbe, la force du mot juste», car selon le journal, les quotas «installent immédiatement la notion de régulation, donc de maîtrise». «Établir des quotas, c’est reprendre la main, choisir qui entre et qui sort: ne plus subir». Emmanuel Macron faisant du Sarkozy, c’est aussi le sentiment du Huffington Post, qui explique que la gauche «ne se presse pas au portillon pour dénoncer ce qui était encore perçu comme intolérable il y a une dizaine d’années». «Si les quotas permettent de “sortir du fantasme que nous sommes envahis”, alors ”ça peut être intéressant», a notamment réagi le député européen Europe Ecologie Les Verts Yannick Jadot, qui voit toutefois dans la mise en avant du thème de l’immigration un «subterfuge», «pour ne pas parler de l’éducation, de la santé, des policiers, de l’affaissement des services publics, et de (la) réforme de l’assurance-chômage».

La gauche accuse le gouvernement d’arrière-pensées politiques. «Il s’agissait de tendre quelques perches à l’électorat de droite. Sous cet angle, le macronisme est dans la continuité», commente Libération, très remonté contre l’une des mesures présentées aujourd’hui : le nouveau délai de carence de trois mois, exigé aux demandeurs d’asile, avant qu’ils puissent accéder aux soins. Cette mesure ulcère aussi L’Humanité, qui estime que «le pouvoir vient de franchir un pas supplémentaire dans l’indigne, ne reculant devant rien pour stigmatiser une partie de la population, diviser les citoyens et négliger l’essentiel – la crise sociale».

Le gouvernement, qui a commandé une étude, réalisée auprès de la communauté musulmane. D’après Le Parisien, cette enquête indique que 40 % des musulmans interrogés disent avoir subi, ces cinq dernières années, des comportements racistes, principalement lors de contrôles de police, de la recherche d’emploi ou de logement - un chiffre qui révèle «un profond malaise au sein de la communauté musulmane», d’après Le Parisien, qui juge que le débat actuel autour du voile «ne contribue pas à apaiser les esprits».

Le Parisien revient également sur le procès sur le financement des campagnes du Front national, devenu le Rassemblement national, qui débute aujourd’hui. Le journal précise que sept proches de Marine Le Pen comparaissent pour «escroquerie, complicité, abus de biens sociaux et recel», les juges soupçonnant l’existence d’un système d’enrichissement personnel au détriment de l’Etat. La justice soupçonne également le Modem, la formation centriste, d’avoir mal utilisé des crédits européens, pour rémunérer des assistants parlementaires d’eurodéputés - une affaire d’emplois présumés fictifs, pour laquelle le patron du Modem, François Bayrou, a été convoqué le 6 décembre prochain en vue d’une mise en examen, pour «abus de confiance et recel, escroquerie et détournement de fonds publics».

Avant de vous quitter, je vous propose de jeter un cil à La Croix, qui rapporte que la dépouille d’un général de Napoléon a été retrouvée et identifiée en Russie, près de Smolensk, à l’ouest du pays, là-même où Charles Etienne Gudin, c’est son nom, avait été fauché en 1812 par un boulet de canon. Son corps sera bientôt rapatrié en France, où il sera peut-être inhumé aux Invalides, le monument parisien dédié aux armées. Le cœur de l’officier, qui avait déjà été prélevé, repose quant à lui au cimetière du père-Lachaise, également à Paris. Peut-être le cœur et le corps seront-ils enfin bientôt réunis…

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