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La contestation sociale gagne les quartiers aisés de Santiago du Chili

Des manifestants bloquent une route lors d'une mobilisation contre la politique économique du gouvernement à Santiago du Chili, le 6 novembre 2019.
Des manifestants bloquent une route lors d'une mobilisation contre la politique économique du gouvernement à Santiago du Chili, le 6 novembre 2019. Javier Torres, AFP

La fronde sociale inédite qui secoue le Chili depuis près de trois semaines s'étend désormais aux quartiers aisés de la capitale Santiago. En parallèle, les accusations de violation des droits de l'Homme par la police se multiplient.

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La mobilisation ne faiblit pas au Chili. Les manifestations de contestation sociale qui durent depuis le 18 octobre dans le pays et au cours desquelles 20 personnes ont été tuées se sont étendues aux quartiers aisés de la capitale Santiago.

Des centaines de personnes, en majorité des jeunes, sont parvenues aux abords du centre commercial Costanera Center, le plus grand d'Amérique du Sud, pour protester, mercredi 6 novembre, contre les réformes sociales du gouvernement du président Sebastian Pinera.

Bloqués par les forces de l'ordre, les manifestants se sont déployés en divers endroits du quartier de Providencia, entrée du secteur financier et des zones les plus aisées de la capitale chilienne.

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"Un niveau de violence jamais vu"

Des affrontements avec la police ont eu lieu, une pharmacie et deux agences bancaires ont été pillées, et du mobilier urbain a été endommagé, a constaté l'AFP. "Nous vivons un niveau de violence et de destruction jamais vu auparavant" dans le centre de la capitale, a déclaré la maire de Providencia, Evelyn Matthei.

Des messages anonymes sur les réseaux sociaux avaient appelé à propager dans les quartiers aisés les manifestations qui ont débuté il y a trois semaines. Des milliers de personnes se sont aussi rassemblées quelques heures plus tard sur la Plaza Italia, principal théâtre des protestations depuis leur commencement, et des incidents isolés ont éclaté.

Accusations de violation des droits de l'Homme

Parallèlement aux manifestations, qui ont diminué en ampleur mais augmenté en violence au cours des derniers jours, les accusations de violation des droits de l'Homme par les forces de l'ordre se multiplient. Mardi, deux lycéennes ont été blessées par des tirs de plombs de chasse effectués par des policiers. L'un d'eux a été arrêté et doit être traduit en justice.

Le parquet chilien a annoncé, mercredi, l'inculpation de 14 policiers pour des actes de torture commis contre deux personnes dont un mineur durant l'état d'urgence qui a été en vigueur pendant les neuf premiers jours du mouvement de contestation.

"Dans les deux cas, nous avons des vidéos qui confirment les versions des victimes et des constatations des lésions respectives", a déclaré à des journalistes le procureur régional Manuel Guerra, un des représentants du ministère public en charge de la capitale.

L'Institut national des droits de l'Homme (INDH), un organisme public indépendant, a entrepris 181 actions judiciaires pour homicide, tortures, violences sexuelles possiblement commises par des membres des forces de l'ordre.

Avec AFP

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