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Au Chili, le Parquet va enquêter sur la répression des manifestations

Un policier anti-émeute arrête un secouriste lors de manifestations à Santiago, au Chili, le 6 novembre 2019.
Un policier anti-émeute arrête un secouriste lors de manifestations à Santiago, au Chili, le 6 novembre 2019. Pablo Sanhueza, Reuters

La justice chilienne compte enquêter sur 14 policiers accusés d'avoir torturé des manifestants au cours de deux deux incidents séparés lors de la vague de protestations qui secoue le pays depuis plusieurs semaines.

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Manuel Guerra, l'un des procureurs de la capitale du Chili, Santiago, a déclaré mercredi 6 novembre qu'il allait demander l'autorisation d'enquêter sur 14 officiers de police accusés d'avoir torturé des manifestants pour réprimer le mouvement de contestation qui secoue le pays depuis près de trois semaines. L'enquête concerne deux incidents séparés survenus lors des neuf jours durant lesquels l'état d'urgence, de même qu'un couvre-feu, était en vigueur dans la capitale le mois dernier.

Un porte-parole de Manuel Guerra a indiqué à Reuters qu'un des incidents impliquait 12 policiers d'une banlieue résidentielle de Santiago où des manifestants ont défié le couvre-feu en organisant des manifestations massives mais globalement pacifiques. Il a ajouté que l'autre incident était lié à des actes de brutalité supposés de deux policiers contre un jeune homme qui était menotté.

Les manifestations, provoquées par la hausse du prix des titres de transport qui a alimenté la grogne sur le coût élevé de la vie et les inégalités économiques, ont été davantage pacifiques ces derniers jours. Un rassemblement a eu lieu mercredi près d'un grand centre commercial situé dans l'un des quartiers les plus huppés de Santiago.

Au moins 23 morts

Au moins 23 personnes ont été tuées, et 1 659 manifestants et 800 policiers blessés depuis le début du mouvement, qui constitue la grande crise au Chili depuis la fin de la dictature militaire d'Augusto Pinochet en 1990. Plus de 7 000 personnes ont été placées en détention.

Le président Sebastian Piñera a dit jeudi être engagé au "respect total des droits de l'homme, à tout moment et dans toutes les circonstances". S'exprimant depuis le palais présidentiel, le dirigeant de centre droit a promis qu'il n'y aurait aucune clémence pour les policiers et soldats qui seraient jugés coupables d'abus.

Une délégation de l'ONU envoyée par la Haut-commissaire pour les droits de l'Homme, l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, mène actuellement des entretiens avec des victimes présumées de la répression.

Avec Reuters

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