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Deux ex-employés de Twitter accusés d'espionnage au profit de Riyad

Image d'illustration.
Image d'illustration. Dado Ruvic, Reuters

Deux ex-employés de Twitter ainsi qu'un autre homme, accusés d'avoir transmis à Riyad des informations sur des utilisateurs du réseau social critiques du royaume, ont été inculpés aux États-Unis, a annoncé, mercredi, la justice américaine.

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Deux anciens employés de Twitter et un troisième homme sont accusés d'espionnage par la justice américaine. Selon des documents de justice déposés mercredi 6 novembre, les trois ressortissants saoudiens ont examiné les données d'utilisateurs du réseau social critiques de Riyad pour les transmettre à des responsables saoudiens. Le tout en échange de rémunérations.

Ali Alzabarah et Ahmad Abouammo, qui ont été salariés de Twitter, et Ahmed Almutairi, alors employé par la famille royale saoudienne, sont accusés d'avoir travaillé pour Riyad sans s'être préalablement enregistrés aux États-Unis comme agents étrangers.

D'après les documents, Ahmad Abouammo a fouillé à plusieurs reprises, début 2015, dans le compte Twitter d'un éminent opposant au royaume wahhabite, pour accéder notamment à son adresse email et son numéro de téléphone. Les informations personnelles d'un autre détracteur de Riyad ont aussi été examinées.

Le précédent de l'affaire Khashoggi

Le département américain de la Justice a déclaré dans un communiqué que les informations pourraient "avoir été utilisées pour identifier et localiser les utilisateurs de Twitter ayant publié ces messages".

Riyad, allié de premier plan de Washington dans la lutte contre l'influence de l'Iran au Moyen-Orient, fait face à des critiques de la communauté internationale pour ses pratiques en matière de droits de l'Homme, en particulier depuis l'assassinat en octobre 2018 au consulat saoudien d'Istanbul du journaliste et opposant Jamal Khashoggi, qui vivait en exil aux États-Unis.

Ahmad Abouammo a été placé en détention à Seattle, dans l'État de Washington, tandis que les deux autres suspects se trouvent en Arabie saoudite, a indiqué le département américain de la Justice.

Avec Reuters

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