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Au Liban, les étudiants poursuivent la mobilisation dans la rue

Des manifestants arborent des drapeaux nationaux lors de manifestations antigouvernementales à Beyrouth, au Liban, le 6 novembre 2019.
Des manifestants arborent des drapeaux nationaux lors de manifestations antigouvernementales à Beyrouth, au Liban, le 6 novembre 2019. Andres Martinez Casares, Reuters

Des milliers de lycéens et d'étudiants défilent, jeudi, dans plusieurs grandes villes du Liban, en cette quatrième semaine de mobilisation contre une classe politique jugée corrompue.

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La mobilisation ne faiblit pas au Liban. Des milliers d'étudiants manifestent, jeudi 7 novembre, à travers le pays pour poursuivre la contestation, bloquant parfois des administrations publiques. Il s'agit de la quatrième semaine d'un soulèvement populaire inédit contre la classe politique, accusée de corruption et d'incompétence.

Agitant des drapeaux libanais, des centaines d'étudiants se sont rassemblés devant le ministère de l'Éducation à Beyrouth. Ailleurs dans la capitale, ils ont organisé une marche, dans le quartier d'Achrafieh, enveloppés dans des drapeaux, allant d'un établissement à l'autre pour appeler leurs camarades à rallier le mouvement, ont constaté des correspondants de l'AFP.

>> À lire aussi : Manifestations au Liban : "Il s'agit à la fois d'un cri de souffrance et d'espoir"

"Comment va-t-on faire pour vivre ?"

"Je mets au défi tout politicien ou haut responsable de placer leurs enfants dans l'enseignement public", a confié un écolier au micro d'une télévision libanaise, devant le ministère de l'Éducation. "L'économie va mal, il n'y a pas de travail, demain comment va-t-on faire pour vivre ?", a-t-il ajouté.

À Tripoli, deuxième grande ville du pays, où la contestation ne s'essouffle pas, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant des bureaux du ministère des Télécommunications pour empêcher l'entrée des fonctionnaires, d'après une correspondante de l'AFP.

Dans plusieurs cités côtières, notamment à Jounieh ou Chekka, au nord de Beyrouth, les écoliers se sont eux rassemblés devant la compagnie de téléphone publique Ogero pour empêcher l'ouverture des bureaux, d'après l'agence de presse ANI.

Une classe dirigeante jugée corrompue

Dans les villes majoritairement chiite de Nabatiyé et Baalbek, bastions du puissant mouvement du Hezbollah, étudiants et écoliers ont aussi manifesté, d'après la même source. À Saïda, grande ville du sud, des écoliers se sont mobilisés, et des manifestants se sont rassemblés devant l'Autorité d'immatriculation des voitures pour empêcher l'administration d'ouvrir ses portes, d'après ANI.

Depuis le 17 octobre, des centaines de milliers de manifestants ont envahi les places des principales villes pour crier leur colère face à une classe dirigeante jugée corrompue et incompétente, dans un pays en proie à une grave crise économique.

Démission du Premier ministre

Le soulèvement a entraîné la démission du Premier ministre Saad Hariri et de son gouvernement, qui continue toutefois de gérer les affaires courantes. Mercredi, la Banque mondiale a estimé que "l'étape la plus urgente" pour le Liban était "la formation rapide d'un gouvernement correspondant aux attentes de tous les Libanais".

En cas d'impasse persistante, la moitié de la population pourrait sombrer dans la pauvreté et le chômage "augmenter fortement", a averti la Banque mondiale, à l'issue d'une rencontre d'une délégation avec le président libanais, Michel Aoun. Selon elle, environ un tiers des Libanais vit déjà sous le seuil de pauvreté.

Avec AFP

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