Accéder au contenu principal

La Bourse de Paris se replie dans le doute (-0,17%)

Publicité

Paris (AFP)

La Bourse de Paris était dans le doute vendredi à mi-séance (-0,17%) après le court redoux dans les discussions commerciales entre Washington et Pékin, les investisseurs restant à l'affût de signaux clairs et concrets.

A 13H40 (12H40 GMT), l'indice CAC 40 se repliait de 9,76 points à 5.881,23 points, dans un volume d'échanges de 1,2 milliard d'euros. La cote parisienne évoluait dans le rouge depuis l'ouverture, rompant avec cinq séances consécutives de hausse.

De son côté, Wall Street s'orientait vers une ouverture sans grand changement. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,07%, l'indice élargi S&P 500 de 0,03% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,04%.

"L'optimisme sur le commerce sino-américain s'est atténué avant le week-end", observe Michael Hewson, analyste pour CMC Markets.

La Chine avait annoncé jeudi s'être mise d'accord avec les Etats-Unis pour lever "par étapes" leurs droits de douane supplémentaires qu'ils se sont imposés mutuellement.

Mais "l'accord semble peut-être moins certain qu'il ne l'était, l'administration américaine se montrant plus réservée sur une résolution rapide", souligne Stéphane Déo, stratégiste à la Banque Postale Asset Management.

"Une marque de prudence s'impose dans la mesure où nous avons déjà été rendus au même point par le passé pour finalement voir les deux parties faire marche arrière", de peur de perdre la face en faisant trop de concessions et de s'attirer les critiques dans leur pays, rappelle M. Hewson.

"Ceci explique peut-être pourquoi la Chine et les Etats-Unis n'ont pas présenté de date pour une cérémonie de signature d'un accord dit de phase 1" pour sortir graduellement du différend qui les oppose depuis plus de 18 mois, ajoute-t-il.

La confiance grandissait en revanche dans les relations commerciales entre Washington et l'Europe, grâce aux espoirs suscités par des propos du président sortant de la Commission européenne.

Ainsi, Jean-Claude Juncker s'est dit persuadé dans une interview que le président américain Donald Trump n'imposerait pas dans les prochains jours de nouveaux droits de douane sur l'importation d'automobiles européennes.

Côté statistiques, les investisseurs ont pris connaissance du bond de la consommation des ménages au Japon (+9,5% sur un an en septembre) et de la hausse de l'excédent commercial de l'Allemagne en septembre.

Les marchés attendent dans l'après-midi la confiance des consommateurs aux Etats-Unis.

- Crédit Agricole lanterne rouge -

Tout en bas du CAC 40, Crédit Agricole SA régressait de 2,19% à 12,30 euros, dans le sillage du repli de son bénéfice net sur les neuf premiers mois.

Natixis chutait de 6,77% à 4,05 euros après un bénéfice net trimestriel en baisse de 1,7% sur un an.

Renault souffrait (-0,67% à 47,12 euros) d'une baisse de recommandation de RBC Capital Markets sur le titre.

Carrefour cédait 0,67% à 15,52 euros après avoir reçu "une offre ferme" de Shopinvest pour racheter 100% du capital de son site de vente en ligne Rue du Commerce.

Euronext était sanctionné (-4,98% à 71,55 euros) par un bénéfice net un peu en-deçà du consensus de marché tandis que son patron a démenti des rumeurs de discussions avec un autre acteur européen du secteur en vue d'un rapprochement.

Spie chutait de 3,96 % à 18,41 euros après des résultats sur neuf mois conformes aux attentes.

PSA prenait 0,46% à 24,11 euros. Son patron Carlos Tavares, a affirmé qu'il ne voyait "pas de nécessité de supprimer des marques" dans la future entité qui découlera de la fusion envisagée avec Fiat Chrysler (FCA).

Lagardère avançait de 0,59% à 20,58 euros après l'annonce son chiffre d'affaires au troisième trimestre, en hausse de 5,5%.

Marie Brizard Wine and Spirits (MBWS) bondissait de 10,25% à 1,76 euro, portée par une hausse de recommandation à "neutre" contre "vendre" de Bryan Garnier.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.