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Ankara annonce le renvoi des membres étrangers du groupe État islamique dans leurs pays

De nombreux combattants étrangers ayant combattu dans les rangs de l'EI ont été capturés et sont toujours détenus en Syrie.
De nombreux combattants étrangers ayant combattu dans les rangs de l'EI ont été capturés et sont toujours détenus en Syrie. AFP (archives)

Ankara commencera lundi à renvoyer dans leur pays d'origine les militants étrangers de l'organisation État islamique qui ont été capturés, a annoncé le ministre turc de l'Intérieur, Süleyman Soylu, cité par l'agence Anadolu.

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La Turquie renverra à partir de lundi les membres étrangers de l’organisation État islamique (EI) détenus dans les prisons turques, a affirmé, vendredi 8 novembre, le ministre turc de l'Intérieur, Süleyman Soylu, sans préciser quels étaient les pays concernés par cette mesure.

Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé jeudi que plus de 1 150 membres de l'EI étaient actuellement incarcérés dans les prisons turques.

Ankara appelle régulièrement les pays européens à reprendre leurs ressortissants qui ont intégré les rangs de l'EI en Syrie, mais ceux-ci sont peu enclins à les récupérer, notamment pour des raisons sécuritaires et d'impopularité d'une telle mesure.

>> À lire aussi sur France 24 : "La France se prépare au retour des jhadistes français détenus en Syrie"

Lundi, Süleyman Soylu avait déclaré que la Turquie renverrait les combattants étrangers de l'EI dans leurs pays, même si ces derniers leur retiraient leur nationalité. Mais la façon dont la Turquie pourrait s'y prendre pour renvoyer une personne dans un pays dont elle ne serait plus techniquement une ressortissante n'est pas claire.

Longtemps soupçonnée d'avoir laissé les jihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, frappée par plusieurs attentats commis par l'EI, a rejoint en 2015 la coalition antijihadiste.

Mais Ankara a été accusé ces dernières semaines d'affaiblir la lutte contre les éléments dispersés de l'EI en lançant, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l'organisation jihadiste.

Avec AFP

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