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Présidentielle en Roumanie : Klaus Iohannis favori pour consolider le courant libéral en Europe

Bureau de vote à Bucarest le 10 novembre.
Bureau de vote à Bucarest le 10 novembre. Inquam Photos, Octav Ganea via Reuters

Le président pro-Europe sortant, Klaus Iohannis, est donné largement favori du premier tour des élections en Roumanie dimanche, incarnant un nouvel exemple de mobilisation des libéraux face au nationalisme en Europe.

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Les Roumains ont commencé à voter dimanche 10 novembre au premier tour d'une présidentielle dont le chef de l'État sortant, Klaus Iohannis, est donné largement favori, confirmant l'ancrage proeuropéen de cet ancien pays communiste.

Trente ans après la chute du Rideau de fer, ce sexagénaire du parti libéral (PNL) a axé sa campagne sur la défense de l'État de droit, menacé selon lui par les sociaux-démocrates (PSD), dont le gouvernement a été renversé par le Parlement le mois dernier.

"Les Roumains décident aujourd'hui de l'avenir de leur pays pendant les prochaines années", a déclaré Klaus Iohannis, issu de la minorité allemande et en fonction depuis 2014, devant des journalistes, en déposant son bulletin dans l'urne, dans une école de Bucarest.

Un scrutin qui pourrait marquer la fin d'une ère

Son élection à l'issue du second tour du 24 novembre pourrait consolider le courant libéral à l'est de l'Union européenne (UE) face aux partis souverainistes, après les succès de progressistes en Slovaquie et en Hongrie cette année.

Les observateurs pensent que le scrutin pourrait marquer la fin d'une ère : pour la première fois depuis le retour du multipartisme, le PSD, héritier du communisme et à la base électorale plutôt rurale et âgée, n'est pas assuré d'être présent au second tour.

Sa candidate, l'ex-Première ministre Viorica Dancila, 55 ans, dispute la deuxième place à Dan Barna, 44 ans, représentant d'un jeune parti pro-européen (USR), selon les sondages.

Ce pays de 19,7 millions d'habitants s'est nettement moins teinté de nationalisme que la Hongrie ou la Pologne. Toutefois depuis son retour au pouvoir en 2016, le PSD a tenté de museler la justice, dénoncent ses détracteurs et Bruxelles.

Il s'est aussi présenté comme le défenseur des intérêts de la Roumanie contre les institutions communautaires, ce qui ne lui a pas forcément réussi.

Début novembre, un gouvernement libéral dirigé par Ludovic Orban a été installé à Bucarest.

Élire un avenir

Sur les réseaux sociaux, les Roumains se sont mobilisés pour convaincre la population de participer massivement au scrutin, à l'instar de l'écrivain Mihai Sora : "Nous n'élisons pas simplement un homme, nous élisons notre avenir", a écrit ce philosophe respecté âgé de 103 ans.

Il est devenu le porte-voix des dizaines de milliers de manifestants qui sont descendus régulièrement dans la rue ces dernières années contre les "dérives" de la gauche et en défense d'une justice indépendante.

Aux derniers jours de la campagne, les candidats se sont adressés aux quatre millions de Roumains émigrés et dont le vote peut faire basculer les résultats.

Les voix de la diaspora sont pour la plupart acquises au camp libéral et le réseau diplomatique a ouvert dès vendredi trois fois plus de bureaux de vote que lors de la précédente élection.

Plus de 300 000 émigrés avaient déjà voté dimanche matin, un record pour le premier tour d'une présidentielle.

Au total, 14 candidats se disputeront les voix des 18,2 millions d'électeurs. Les bureaux de vote ont ouvert à 7h, heure locale (5h GMT) et fermeront à 21h, heure locale (19h GMT). Deux sondages à la sortie des urnes seront diffusés aussitôt.

Avec AFP

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