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La Bourse de Paris sur la réserve (-0,07%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris restait sur la réserve lundi à la mi-journée (-0,07%), les investisseurs prenant leurs bénéfices sur fond de doutes planant sur le commerce international et de tensions croissantes à Hong Kong.

A 13H45 (12H45 GMT), l'indice CAC 40 se repliait de 4,09 points à 5.885,61 points, dans un volume d'échanges de 841,3 millions d'euros. Vendredi, il avait terminé à l'équilibre (-0,02%).

La cote parisienne a ouvert légèrement en terrain négatif avant d'osciller autour de l'équilibre.

De son côté, Wall Street s'orientait vers une ouverture en baisse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,43%, celui sur l'indice élargi S&P 500 de 0,39% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,45%.

"Les marchés européens souffrent aujourd'hui en raison des troubles à Hong Kong et des inquiétudes rampantes sur la situation commerciale entre la Chine et les Etats-Unis", a observé dans une note David Madden, analyste chez CMC Markets.

"La situation en Extrême-Orient semble empirer et quand s'y ajoute un refroidissement de l'optimisme entourant les relations commerciales sino-américaines, il n'est pas étonnant que les actions soient en baisse", a-t-il ajouté.

Le climat s'est gâté lundi à Hong Kong, où un policier a blessé par balle un manifestant masqué, au cours d'une des journées les plus violentes et chaotiques en cinq mois de mobilisation prodémocratie.

L'optimisme sur le front commercial a lui aussi baissé d'un cran depuis les propos de Donald Trump vendredi, selon lesquels il n'aurait pas donné son accord à la levée de tous les droits de douane imposés à la Chine, tout en précisant qu'un accord commercial entre Pékin et Washington serait signé aux États-Unis.

Un accord, même partiel, permettrait de rassurer les marchés mondiaux et de marquer une pause dans ce conflit bilatéral qui affecte l'économie mondiale.

Par ailleurs, "les indices chinois sont aussi affectés par la publication d'une statistique économique assez inquiétante", ont souligné de leur côté les experts de Mirabaud Securities Genève.

L'inflation en Chine a en effet atteint +3,8% en octobre en rythme annuel, soit son niveau le plus élevé depuis janvier 2012, sous l'impulsion notamment des prix du porc dans le contexte de la peste porcine africaine qui dévaste son cheptel.

En Europe, l'économie britannique a échappé à la récession au troisième trimestre, son produit intérieur brut (PIB) ayant progressé de 0,3% après s'être contracté au deuxième trimestre. Toutefois, le rythme de croissance annualisé est le plus faible "en une décennie".

La production industrielle italienne, qui s'était redressée en août (+0,4%), est de nouveau repartie à la baisse en septembre, diminuant de 0,4% sur un mois.

- Accor pâtit d'une baisse de recommandation -

En matière de valeurs, Accor reculait (-2,74% à 38,62 euros) sous l'effet d'une baisse de recommandation à "neutre" contre "acheter" auparavant par Citigroup.

Le secteur automobile n'était pas au beau fixe: Peugeot descendait de 0,87% à 23,91 euros et Renault perdait 0,92% à 46,32 euros.

BNP Paribas cédait 0,30% à 50,56 euros. La Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, a donné son feu vert au transfert des activités de courtage de la Deutsche Bank à BNP Paribas.

Schneider Electric s'effritait de 0,14% à 87,34 euros après la reprise du suivi du titre par Citigroup avec une recommandation à "neutre".

EDF se repliait de 0,13% à 9,17 euros. La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a appelé dimanche le groupe à "réfléchir" à son rôle au cas où un scénario "100% énergies renouvelables" serait retenu à terme pour la fourniture d'énergie en France tandis qu'EDF évalue, selon un document interne révélé samedi par Le Monde, à au moins 7,5 milliards d'euros le coût unitaire d'éventuels nouveaux EPR.

Latécoère grappillait 0,13% à 3,86 euros alors que l'équipementier aéronautique est entré en négociations exclusives avec Bombardier Aviation pour lui racheter son activité de câblage.

Pernod Ricard avançait de 0,27% à 167,85 euros après la nomination de deux nouveaux administrateurs indépendants au conseil d'administration.

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