Accéder au contenu principal

Le chinois Jingye confirme des discussions pour racheter British Steel

Publicité

Pékin (AFP)

Le groupe sidérurgique chinois Jingye a confirmé lundi être en discussions en vue d'un rachat du britannique British Steel, acculé à la faillite en mai dernier.

Une porte-parole du groupe chinois a déclaré à l'AFP que le président de Jingye se trouvait actuellement au Royaume-Uni pour des discussions concernant le sort de British Steel. Elle n'a pas fourni d'autres précisions.

Cinq mille emplois sont en jeu, en grande partie dans le complexe sidérurgique géant de Scunthorpe, dans le nord-est de l'Angleterre.

Le Financial Times avait affirmé la semaine dernière que Jingye prévoyait d'augmenter la production à plus de 3 millions de tonnes par an, contre 2,5 millions auparavant, et d'améliorer les équipements pour les rendre plus économes en énergie notamment.

Selon le quotidien britannique, le groupe chinois a fait savoir que pour que British Steel redevienne bénéficiaire, il faudrait "baisser les coûts".

British Steel, numéro deux du secteur au Royaume-Uni derrière Tata Steel, a été contraint à la faillite en mai, faute de liquidités suffisantes et après l'échec de discussions avec le gouvernement sur une nouvelle injection d'argent frais.

Il avait mis ses difficultés financières sur le compte du Brexit, dont les incertitudes plombent la demande en acier de ses clients européens.

Basé à Shijiazhuang, dans le Hebei, la province qui entoure Pékin, Jingye produit du fer et de l'acier mais a aussi investi dans l'immobilier et le tourisme.

Selon son site internet, le groupe privé possède des actifs évalués à 39 milliards de yuans (5,05 milliards d'euros) et compte 23.500 employés.

Les aciéristes européens ont récemment mis en cause la concurrence chinoise pour leurs difficultés.

En mai, l'Association européenne de l'acier (Eurofer) a appelé l'UE à venir au secours du secteur, expliquant que le marché européen était envahi par de l'acier chinois à bas prix à la suite de l'imposition de droits de douane punitifs l'an dernier par les Etats-Unis.

Selon la presse britannique, Jingye ne serait pas seul en lice pour racheter British Steel: Liberty House, conglomérat industriel de Sanjeev Gupta, serait également sur les rangs.

La recherche d'un sauveur pour British Steel dure depuis des mois et a fait l'objet de rebondissements: un projet de reprise par le fonds de pension de l'armée turque Oyak ne s'est pas concrétisé à l'expiration d'une période d'exclusivité il y a quelques jours.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.