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Scandale 1MDB: feu vert à la poursuite du premier procès de l'ancien dirigeant malaisien

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Jakarta (AFP)

Le premier procès de l'ancien dirigeant malaisien Najib Razak pour son rôle dans le vaste scandale du pillage du fonds souverain 1MDB va pouvoir se poursuivre, a confirmé un juge lundi estimant les éléments à charge suffisants.

L'ex-Premier ministre fait face à sept chefs d'accusation liés au détournement de 42 millions de ringgits (10 millions de dollars) d'une filiale du fonds souverain 1MDB, a indiqué le juge Mohamad Nazlan Mohamad Ghazali devant la Haute Cour de Kuala Lumpur.

"L'accusé avait une influence énorme et dominante" sur SRC International, l'unité du fonds 1MDB en cause, a déclaré le juge, notant que le parquet avait conclu que Najib Razak devrait répondre de tous les chefs d'accusation à son encontre.

Cette filiale "était depuis le début sous le contrôle de l'accusé. L'accusé y exerçait un pouvoir considérable", a-t-il ajouté.

Najib Razak doit répondre de quatre chefs d'accusation de corruption, passibles de 20 ans de prison chacun, et trois chefs d'accusation de blanchiment d'argent, punissable de 15 ans d'emprisonnement.

Les avocats de Najib Razak ont estimé en revanche que les éléments de l'accusation "ne présentaient aucune preuve de culpabilité" de leur client.

Ce procès porte sur une petite fraction seulement des sommes colossales qui ont disparu. Selon les éléments de plusieurs enquêtes, plus de 500 millions de dollars ont atterri sur les comptes de Najib Razak. Mais il a constamment nié toute malversation.

Najib Razak et des complices sont accusés d'avoir utilisé pour des achats fastueux, allant de l'immobilier à des oeuvres d'art en passant par un yacht, l'argent qu'on leur reproche d'avoir détourné du fonds 1MDB, initialement créé pour permettre le développement de l'économie malaisienne.

La justice américaine qui enquête aussi sur le scandale estime que le total des détournements atteint 4,5 milliards de dollars.

Ce vaste scandale, qui a éclaboussé jusqu'à la banque américaine Goldman Sachs soupçonnée d'avoir prêté son concours à ces détournements présumés, a largement contribué à la défaite électorale de la coalition emmenée par cet homme politique en mai 2018.

La décision de poursuivre le procès apparaît comme une bonne nouvelle pour le gouvernement malaisien dirigé par le Premier ministre de 94 ans Mahathir Mohamad, qui est arrivé au pouvoir grâce à la promesse de purger le pays de ce scandale et d'amener les coupables devant la justice.

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