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La Turquie commence à renvoyer des jihadistes étrangers du groupe État islamique

Le ministre turc de l'Intérieur, Süleyman Soylu, le 21 août 2019, à Istanbul.
Le ministre turc de l'Intérieur, Süleyman Soylu, le 21 août 2019, à Istanbul. Ahmet Bolat, Reuters

La Turquie a entrepris lundi de renvoyer dans leur pays d'origine des jihadistes étrangers de l'organisation État islamique, dont un Américain, un Allemand et un Danois.

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La Turquie a commencé, lundi 11 novembre, à expulser des membres étrangers de l’organisation État islamique qu'elle détient, annonçant le renvoi d'un jihadiste américain et la prochaine expulsion de 24 autres, dont 11 Français et 10 Allemands.

"Un terroriste étranger américain a été déporté de Turquie après que toutes les démarches ont été complétées", a déclaré le porte-parole du ministère turc de l'Intérieur, Ismail Catakli, sans préciser vers quelle destination.

Selon lui, deux autres jihadistes, l'un allemand et le second de nationalité danoise, devraient également être renvoyés lundi vers leur pays et sept autres "terroristes étrangers d'origine allemande seront déportés jeudi", a-t-il ajouté, cité par l'agence étatique Anadolu.

>> À lire aussi : "La France se prépare au retour des jhadistes français détenus en Syrie"

Des démarches sont en cours en vue du prochain renvoi de 15 autres jihadistes : 11 Français, deux Allemands et deux Irlandais, selon la même source.

Le début de l'expulsion de jihadistes étrangers avait été annoncé vendredi par le ministre turc de l'Intérieur, Süleyman Soylu. "Pas besoin de courir dans tous les sens : nous allons vous renvoyer les membres de l'État islamique. Ils sont à vous, faites-en ce que vous voudrez", avait-il déclaré lors d'un discours à Ankara.

Le ministre turc n'avait pas précisé quels étaient les pays concernés par cette mesure, mais s'était notamment adressé à l'"Europe" pendant son discours.

Plusieurs milliers de jihadistes rapatriés ?

Longtemps soupçonnée d'avoir laissé les jihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, frappée par plusieurs attentats commis par le groupe État islamique, a rejoint en 2015 la coalition antijihadiste.

Mais Ankara a été accusé ces dernières semaines d'affaiblir la lutte contre les éléments dispersés de l'organisation jihadiste en lançant, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre le groupe État islamique.

La chaîne de télévision publique TRT Haber rapporte que l'État turc entend rapatrier quelque 2 500 jihadistes, dont une majorité vers des pays de l'Union européenne, et que 813 jihadistes présumés sont actuellement en attente d'expulsion dans 12 centres de rétention.

Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré vendredi que 1 201 jihadistes du groupe État islamique étaient détenus dans les prisons turques et que la Turquie en avait capturé 287 en Syrie lors de son offensive militaire contre les milices kurdes dans le nord-est du pays.

Ankara critique de longue date le refus de ses alliés européens, dont la France, de prendre en charge leurs ressortissants partis se battre en zone irako-syrienne.

Avec AFP et Reuters

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