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La tension ne faiblit pas en Bolivie où une nouvelle présidentielle est annoncée

Dans une rue de La Paz, en Bolivie, au lendemain de la démission d'Evo Morales, le 11 novembre 2019.
Dans une rue de La Paz, en Bolivie, au lendemain de la démission d'Evo Morales, le 11 novembre 2019. Luisa Gonzalez, Reuters

La future présidente par intérim a annoncé lundi la convocation prochaine d'une nouvelle élection présidentielle en Bolivie, où les violences continuent. Une foule de partisans de l'ancien président Evo Morales était en route vers la capitale La Paz.

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Objectif : avoir "un président élu le 22 janvier". La sénatrice d'opposition Jeanine Añez, appelée en vertu de la Constitution à assurer la présidence par intérim de la Bolivie après la démission d'Evo Morales, a annoncé lundi 11 novembre la prochaine convocation d'une élection présidentielle.

"Nous allons convoquer des élections avec des personnalités qualifiées qui vont conduire le processus électoral afin de refléter ce que veulent tous les Boliviens", a déclaré la deuxième vice-présidente du Sénat bolivien, âgée de 52 ans.

Les successeurs prévus par la Constitution dans l'hypothèse d'un départ du chef de l'État ont en effet tous démissionné avec lui : le vice-président Alvaro Garcia, la présidente et le vice-président du Sénat ainsi que le président de la Chambre des députés.

>> À lire : "Le président bolivien Evo Morales annonce sa démission"

"Nous avons déjà un calendrier. Je crois que la population demande en criant que nous ayons un président élu le 22 janvier", a-t-elle ajouté, évoquant la date prévue, avant la crise, de la prise de ses fonctions par le prochain président de Bolivie.

Le Parlement siège mardi

Le Parlement, où les partisans d'Evo Morales sont toujours majoritaires, doit siéger mardi pour entériner les démissions et nommer le remplaçant par intérim d'Evo Morales.

L'Organisation des États américains (OEA) a appelé lundi "à la paix et au respect de la loi" pour régler cette crise politique et demandé "une réunion d'urgence" du Parlement bolivien "pour garantir le fonctionnement des institutions et nommer de nouvelles autorités électorales pour garantir un nouveau processus électoral".

>> À lire : "Aux origines de la contestation contre Evo Morales en Bolivie"

Dans les rues, un climat de violence s'est installé, à tel point que la police, "dépassée" par la situation selon son chef à La Paz, le colonel José Barrenechea, a demandé l'aide de l'armée bolivienne, qui l'a acceptée.

Depuis la mi-journée, les forces de l'ordre se redéployaient progressivement, faisant usage de gaz lacrymogène à El Alto, une localité proche de la capitale et bastion d'Evo Morales, pour disperser des groupes de manifestants encagoulés et armés de bâtons.

"Des affrontements excessivement violents dans la ville d’El Alto"

Des partisans d'Evo Morales se dirigent vers La Paz

De petites casernes de la police ont été pillées et brûlées lundi dans plusieurs villes, tandis qu'une colonne de plusieurs centaines de partisans d'Evo Morales marchait vers La Paz depuis la ville voisine d'El Alto. Arborant des whipalas, du nom du drapeau symbole des peuples indigènes, et scandant "Maintenant oui, une guerre civile !", ils étaient des centaines en route vers la capitale, contraignant les magasins à fermer leurs portes.

“Plusieurs personnes m'alertent en me disant qu'un groupe de manifestants violents se dirige vers mon domicile pour le détruire. J'en appelle à la police nationale pour éviter cette folie", a écrit sur Twitter Carlos Mesa, adversaire malheureux d'Evo Morales à la présidentielle d'octobre.

Dans la soirée, Evo Morales a annoncé son départ pour le Mexique, qui lui a offert l'asile politique. "Evo Morales est déjà dans l'avion du gouvernement mexicain chargé d'assurer son transfert en toute sécurité vers notre pays", a ensuite confirmé le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard.

Lundi matin, Evo Morales avait appelé ses opposants, qualifiés de "racistes et putschistes", à ramener la paix en Bolivie. "Qu'ils assument la responsabilité de pacifier le pays et de garantir la stabilité politique", a-t-il tweeté.

Avec AFP

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