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Brésil: la moitié des footballeurs noirs victimes de racisme

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Rio de Janeiro (AFP)

Près de la moitié des footballeurs noirs évoluant au Brésil ont été victimes de racisme dans l'exercice de leur profession, selon un sondage publié mardi sur le site spécialisé Globoesporte.com.

Le sondage, effectué à partir d'informations recueillies de façon anonyme auprès de 163 joueurs noirs des quatre premières divisions du football brésilien, montre que 48,1% des personnes interrogées ont déjà souffert du racisme dans leur sport.

Pour 92,4% d'entre eux, l'épisode de racisme a eu lieu dans un stade, 6,3% au sein des installations de leur club et 1,3% dans un hôtel.

Mais 87,8% de ces footballeurs affirment ne pas avoir dénoncé les faits de racisme dont ils ont été victimes.

En ce qui concerne les mesures à adopter pour combattre ce fléau, 39% des sondés considèrent qu'il faut punir les auteurs des actes de racisme, 27,7% préconisent la mise en place de campagnes éducatives et 19,5% souhaiteraient que les clubs soient sanctionnés.

Le Brésil, dont 54% de la population est noire ou métisse, est loin d'être épargné par les problèmes de racisme dans les stades, où les scandales se multiplient.

Dimanche, une vidéo a montré un supporter de l'Atlético Mineiro, à Belo Horizonte, s'en prendre à un stadier noir en criant: "ne me touche pas, regarde ta couleur de peau!"

Les footballeurs brésiliens sont également fréquemment victimes de racisme à l'étranger.

Dimanche également, Taison, capitaine du Shakhtar Donetsk, a été visé par des cris racistes de supporters du Dynamo Kiev et l'arbitre l'a expulsé par la suite pour avoir envoyé le ballon en direction de la tribune.

Le joueur a quitté la pelouse en pleurant, réconforté par des joueurs de son équipe du Shakhtar et du Dynamo.

Lundi, Willian, joueur noir de Chelsea passé par le Shakhtar (2013-2017), s'est ému de la situation de son compatriote lors d'une conférence de presse de la sélection brésilienne.

"Le racisme continue de faire des victimes, non seulement dans le football, mais dans d’autres domaines aussi. Ça nous met vraiment mal à l’aise de voir des joueurs pleurer, j’espère que ça va finir une fois pour toutes", a-t-il affirmé.

"Nous, les joueurs, nous faisons ce que nous pouvons, ce qui est à notre portée, pour que ça s'arrête. Mais cette responsabilité revient surtout aux fédérations", a-t-il poursuivi.

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