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Cyclisme: l'ancien médecin de Sky accuse l'ancien patron d'être un "dopeur"

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Londres (AFP)

L'ancien médecin de l'équipe cycliste Sky, Richard Freeman, a accusé l'ex-patron de l'équipe, Shane Sutton, d'être un "dopeur" par la voix de son avocate, ce que ce dernier a vivement nié, mardi, devant le tribunal médical de Manchester.

Sutton, qui était aussi le directeur technique de l'équipe britannique cycliste jusqu'à sa démission en 2016, serait celui pour qui Freeman aurait commandé illégalement de la testostérone en 2011, raison de sa comparution devant l'instance disciplinaire.

"Notre affirmation concernant M. Sutton est qu'il est un menteur en série et invétéré", a déclaré Mary O'Rourke, l'avocate de M. Freeman.

"C'est un dopeur avec un passé de dopage", a-t-elle poursuivi.

Sutton, qui avait été accusé de propos discriminatoires lorsqu'il était à la tête de l'équipe cycliste britannique et blanchi ensuite de huit des neuf accusations en ce sens, a démenti avoir "harcelé" Freeman pour qu'il achète 30 sachets de Testogel afin de soigner des problèmes d'érection.

Dans l'après-midi, l'ancien dirigeant a pu venir s'expliquer à la barre démentant en bloc les accusations de dopage et tout problème intime.

"Vous dites que je ne peux pas avoir d'érection. Ma femme veut témoigner et dire que vous êtes une fichue menteuse", a-t-il lancé à l'avocate.

Après l'avoir interrogé sur sa connaissance de pratiques de dopage de Floyd Landis ou Lance Armstrong en utilisant le Testogel, Mary O'Rourke a assuré avoir un témoin anonyme affirmant que Sutton gardait des fioles de testostérone dans une de ses résidences près de Birmingham (centre) et qu'il l'avait vu faire des injections.

Sutton a qualifié l'accusation de "risible".

- "Méthodes de caniveau" -

"Si je les avais commandées pour moi, je n'aurais aucun mal à vous le dire", suggérant même qu'il était prêt à passer au détecteur de mensonge et à porter plainte pour diffamation.

Sutton a fini par quitter la salle d'audience, excédé.

"J'ai attendu deux jours pour venir ici, j'ai dit la vérité, j'ai répondu à vos questions, supporté votre harcèlement, et mes enfants ont subi vos méthodes de caniveau", a-t-il dénoncé.

"Je vais retourner dans mon petit trou en Espagne, profiter de ma retraite et dormir la nuit en sachant parfaitement bien que je n'ai pas commandé ces patches".

"J'espère qu'un jour qu'il avouera. C'est un bon gars, un bon ami, je n'ai aucune querelle avec lui", a-t-il dit au sujet de Freeman, qu'il assure avoir couvert à plusieurs reprises quand il s'était présenté ivre au travail.

Médecin de l'équipe de Grande-Bretagne cycliste et de Sky de 2009 à 2017, Freeman a été accusé de faute grave par le Conseil général des médecins britanniques, qui pense qu'il avait acheté le Testogel pour l'administrer à des athlètes et améliorer leurs performances sur le vélo, avant de mentir pour cacher son méfait.

Freeman pourrait se voir retirer sa licence de médecin s'il est reconnu coupable.

Pour l'avocat du Conseil, Sutton n'est qu'un "bouc-émissaire" derrière lequel Freeman tente de se cacher.

Le tribunal a en tout cas décidé plus tôt dans la journée d'autoriser les questions sur les problèmes d'érection de Sutton lors des audiences publiques, toute autre question éventuelle d'ordre médical personnel devant être posée en audience à huis clos.

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