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Des roquettes tirées depuis Gaza après la mort d'un commandant du Jihad Islamique

De la fumée visible au-dessus de la ville israélienne d'Ashkelon à la suite d'une attaque à la roquette depuis Gaza.
De la fumée visible au-dessus de la ville israélienne d'Ashkelon à la suite d'une attaque à la roquette depuis Gaza. Amir Cohen, Reuters

Des roquettes ont été tirées, mardi matin, de Gaza vers Israël après la mort d'un commandant militaire du groupe Jihad islamique, tué lors d'une frappe de l'armée israélienne dans la bande côtière palestinienne.

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Des roquettes ont été tirées mardi matin de la bande de Gaza vers Israël, a annoncé l'armée israélienne après son opération contre l'un des principaux commandants du groupe armé Jihad islamique, tué lors d'une frappe contre son domicile dans le territoire palestinien.

Selon le ministère gazaoui de la Santé, une deuxième frappe israélienne a fait trois morts, et des blessés.

"Israël n'est pas intéressé par l'escalade, mais nous ferons tout ce qui est nécessaire pour nous protéger", a déclaré Benjamin Netanyahu à des journalistes présents dans le quartier général de l'armée. Le Premier ministre israélien a affirmé que l'opération contre le commandant du Jihad islamique, menée avec les services de renseignement intérieur du Shin Bet, avait été approuvée par son "cabinet de sécurité".

"Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour nous protéger", a déclaré Benjamin Netanyahu

L’État hébreu accuse Baha Abou al-Atta d’être l'auteur de plusieurs séries d'attaques lancées contre Israël depuis le territoire palestinien et l'a accusé de planifier d'autres "actes terroristes".

L'épouse d'Abou al-Atta a aussi été tuée dans l'explosion qui a ravagé l'immeuble situé dans le district de Shejaia, a dit dans un communiqué le Jihad islamique, allié du Hamas, deux organisations que les Israéliens considèrent comme terroristes. Deux autres personnes ont été blessées.

Par ailleurs, au moins deux personnes ont été tuées et deux autres blessées dans une attaque contre un bâtiment de Damas aux premières heures de la journée de mardi, a rapporté la télévision publique syrienne.

Un représentant du Jihad islamique a déclaré que cette attaque, qu'il a imputée à Israël, visait le domicile de l'un des chefs politiques du mouvement. L'un des fils d'Akram al-Ajouri a été tué dans cette attaque contre leur domicile dans la capitale syrienne, a-t-il dit dans un communiqué.

Les sirènes ont retenti à Tel Aviv

En réponse à l'opération israélienne, des combattants palestiniens ont tiré une salve de roquettes contre Israël, faisant résonner les sirènes d'alerte jusque dans la ville portuaire d'Ashdod, située à une vingtaine de kilomètres de la frontière, ont déclaré des témoins.

La presse israélienne a rapporté que les sirènes d'alerte ont ensuite retenti à Tel Aviv. Aucune victime ni dégâts n'ont été rapportés pour le moment côté israélien.

Depuis le début de la matinée, au moins une cinquantaine de roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, a indiqué l'armée israélienne. Et si une grande partie d'entre elles ont été détruites en vol par le "Dôme de fer" – le système de défense aérienne israélien –, d'autres se sont abattues près de civils, dont une sur une autoroute fréquentée, selon des images diffusées par la télévision israélienne.

L'armée israélienne a également indiqué que Benjamin Netanyahu avait autorisé l'opération contre Baha Abou al-Atta. "Abou al-Atta était responsable de la grande majorité des activités du Jihad islamique dans la bande de Gaza et était une bombe à retardement", écrit-elle dans un communiqué, assurant que le haut commandant planifiait "des attaques terroristes imminentes par différents moyens".

Le Jihad islamique a menacé Israël de représailles "inévitables".

Le Hamas a déclaré pour sa part qu'Israël "porte l'entière responsabilité de toutes les conséquences de cette escalade", promettant que la mort de Baha Abou al-Atta ne resterait pas impunie.

Avec AFP et Reuters

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