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La croissance française devrait se tasser au dernier trimestre

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Paris (AFP)

La croissance économique française devrait marquer le pas au dernier trimestre, ralentie notamment dans l'industrie, selon la Banque de France, qui confirme toutefois sa prévision de hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,3% cette année.

La banque centrale française a annoncé mardi qu'elle anticipait une croissance de 0,2% du PIB entre octobre et décembre, soit un niveau légèrement inférieur au rythme de 0,3% par trimestre observé depuis le début de l'année.

Cette prévision, basée sur l'enquête mensuelle de conjoncture menée par la Banque de France auprès des chefs d'entreprises, s'appuie sur un repli possible de l'activité en novembre dans le bâtiment et l'industrie, après un mois d'octobre plutôt dynamique, a-t-elle détaillé dans un communiqué.

L'Insee de son côté tablait début octobre sur une poursuite de la croissance à son rythme de 0,3% par trimestre jusqu'à la fin de l'année mais les deux organisations se rejoignent toujours sur une prévision annuelle de 1,3%.

Ce niveau serait ainsi supérieur à la moyenne attendue pour la zone euro (1,2%, selon l'Insee), illustrant la résistance de l'économie française au ralentissement mondial et européen.

La France bénéficie encore de sa moindre exposition au commerce international, et la demande intérieure reste bien orientée, portée par l'investissement des entreprises et la consommation des ménages, dont le moral s'est stabilisé en octobre à son plus haut niveau depuis janvier 2018, selon l'Insee.

- ralentissement dans l'industrie -

Toutefois, selon l'enquête de conjoncture de la Banque de France, après avoir repris de la vigueur en octobre, en particulier dans l'agroalimentaire et les équipements électriques, la production industrielle pourrait se tasser en novembre, les chefs d'entreprises interrogés anticipant un ralentissement, en particulier dans l'automobile.

Dans sa mesure mensuelle du climat des affaires, l'Insee avait noté un fléchissement des perspectives des chefs d'entreprises en octobre dans l'industrie manufacturière.

De même, si l'activité du bâtiment est restée soutenue en octobre, "la croissance serait moins forte" en novembre. Dans les services à l'inverse, après avoir "progressé modérément" en octobre, l'activité devrait poursuivre "au même rythme" en novembre.

Mais pas de quoi donc, selon la BdF, abaisser sa prévision de croissance annuelle, alors que l'"acquis de croissance"-- c'est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait à la fin de l'année si la croissance restait nulle au cours du dernier trimestre -- était au 30 septembre de 1,2%.

Le gouvernement français table lui toujours sur une hausse du produit intérieur brut de 1,4%, après 1,7% enregistré l'an dernier. Il compte notamment sur les réformes engagées en début de quinquennat, sur la fiscalité du capital, le marché du travail ou la formation, pour soutenir l'activité.

La baisse du chômage et les mesures en faveur du pouvoir d'achat des ménages prises depuis la fin 2018 devraient également tirer la consommation, même si pour l'instant la hausse des dépenses des ménages reste modérée.

Le Fonds monétaire international (FMI) s'est lui montré moins optimiste, en abaissant mi-octobre sa prévision de croissance pour la France à 1,2%, dans la foulée d'une révision des performances de l'économie mondiale et européenne.

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