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Dans la presse

"Mort mystérieuse d'un ancien officier britannique à Istanbul"

France 24

Dans la presse, ce mardi 12 novembre, la situation chaotique en Bolivie, deux jours après la démission forcée du président Evo Morales, la disparition mystérieuse à Istanbul, en Turquie, d'un ancien officier britannique, soutien des Casques blancs syriens, un fait divers en Russie, et le mouvement du "coton ouaté" au Québec.

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Dans la presse, ce mardi matin, la situation en Bolivie, deux jours après la démission forcée du président socialiste Evo Morales.

D'après le journal bolivien El Deber, le dirigeant déchu est attendu au Mexique, qui lui a offert l'asile politique – un exil temporaire, d'après Evo Morales, qui a promis de revenir en Bolivie "avec plus de force et d'énergie". Le président démissionnaire laisse derrière lui un pays "plongé dans le chaos par la vacance du pouvoir", selon El Pais. Le quotidien espagnol rapporte que le président américain Donald Trump s'est félicité de la démission forcée d'Evo Morales, y voyant "un signal fort", pour ce qu'il juge être des "régimes illégitimes" en Amérique latine.

Evo Morales, lui, déclare avoir été victime d'un "coup d'État". Et son discours est relayé par la presse de gauche européenne, notamment par Il Manifesto, en Italie, qui explique qu'Evo Morales, abandonné à la fois par l'armée et les syndicats, a accepté de démissionner "pour éviter la guerre civile". "Un coup d'État à l'ancienne vient de faire tomber le premier gouvernement indigène de l'histoire de la Bolivie, mais la haine et la violence ne s'arrêteront pas", prévient le journal. En France, le quotidien communiste L'Humanité estime qu'Evo Morales a été la "cible d'un coup d'État déguisé" et que "ce n'est pas la protestation civique contre le résultat des élections qui (l')a poussé au départ, mais l'action conjuguée de la violence de miliciens cagoulés, du basculement à droite de la police et de l'armée, et des pressions des États-Unis et des gouvernements conservateurs, s'exprimant sous couvert de l'Organisation des États américains".

Beaucoup de réactions, également, du côté des dessinateurs de presse. D'après le dessinateur brésilien Carlos Latuff, en forçant Evo Morales à démissionner, les militaires boliviens piétinent la Constitution de leur pays, avec la complicité du voisin brésilien et des États-Unis, dont le bras armé est la CIA. Les États-Unis, que le dessinateur américain Mike Flugennock montre arrachant la Bolivie à l'Amérique du sud, pour en faire une nouvelle étoile de leur drapeau national. Deux dessins qu'on a trouvés sur Twitter.

Dans la presse, également, la mort lundi à Istanbul, en Turquie, de l'ancien officier britannique James Le Mesurier, soutien de la première heure des "Casques blancs" syriens, une organisation de secouristes bénévoles. Sa disparition fait la une du Daily Telegraph, qui évoque "le mystère entourant la mort" de James Le Mesurier, dont le corps a été retrouvé au pied de son immeuble, quelques jours après que le Kremlin l'avait accusé d'être un espion du MI6 (le renseignement britannique), et même un partisan d'Al-Qaïda. Il semblerait que l'ancien officier soit mort en tombant de son balcon, mais alors que les services de renseignement du Royaume-Uni indiquent qu'il est "trop tôt pour dire si James Le Mesurier a été victime d'un acte criminel", The Daily Mail s'interroge : "La Russie est-elle derrière la mort de ce héros britannique ?" Le tabloïd cite l'épouse de James Le Mesurier, qui aurait fait état de l'état de "stress" de son mari avant sa disparition, lié à la "campagne de dénigrement" menée contre lui par Moscou. Depuis sa disparition, les hommages à James Le Mesurier se multiplient. The Guardian rapporte que la défense civile syrienne a exprimé sa "profonde tristesse" et sa "solidarité" à l'égard de la famille de James Le Mesurier, que l'ambassadrice du Royaume-Uni à l'ONU a qualifié de "véritable héros", et un "véritable humanitaire". Le quotidien britannique rappelle que les Casques blancs syriens ont été nommés plusieurs fois pour le prix Nobel de la paix, et qu'un documentaire consacré au groupe a remporté un Oscar en 2017.

Dans la presse, également, ce fait divers retentissant, en Russie : l'assassinat de son étudiante et maîtresse par Oleg Sokolov, un historien internationalement reconnu. D'après Komsomolskaïa Pravda, ce spécialiste de Napoléon et professeur de la chaire d'histoire moderne à l'université de Saint-Pétersbourg, qu'on aperçoit à la une du journal en compagnie de sa future victime, lors d'une reconstitution, a reconnu avoir tué puis démembré Anastassia Echtchenko, une jeune femme de 24 ans, dont il a tenté de faire disparaître une partie du corps dans un canal de Saint-Pétersbourg. Selon Moskovski Komsomolets, Oleg Sokolov avait déjà tenté, en 2008, d'étrangler une autre jeune femme, après avoir voulu lui appliquer un fer à repasser sur le visage, mais avait réussi à échapper aux poursuites. L'affaire, en tout cas, suscite une controverse sur les violences conjugales en Russie et l'impunité de leurs auteurs, alors que le pays a décriminalisé en 2017, les violences familiales et conjugales dans la majorité des cas, rappelle L'Obs. Le magazine revient sur la carrière française d'Oleg Sokolov, qui a été décoré de la Légion d'honneur en 2003 et a travaillé comme conseiller sur des films sur Napoléon, dont il aimait interpréter le rôle. Oleg Sokolov a également été employé par l'Issep, l'école fondée par l'ancienne députée d'extrême droite Marion Maréchal, dont il a été limogé après l'annonce de son arrestation.

Pas question de vous dire à demain sans mentionner cette fronde venue du Québec, où des femmes, lasses de devoir se conformer aux normes vestimentaires, ont décidé de porter, ce mardi, sur leur lieu de travail, ce que nos cousins québécois appellent du "coton ouaté", autrement dit des tee-shirts, en bon français. But de cette mobilisation : dénoncer les préjugés sur l'apparence des femmes. "Coton ouaté, brassière, mini-jupe, voile, salopette, ce n'est pas de vos affaires. On fait bien notre travail et on portera ce qu'on voudra" : tel est le slogan de l'événement, lancé sur Facebook, un mouvement lancé après qu'une députée s'est présentée dans l'hémicycle habillée d'un "coton ouaté" orange, ce qui lui a valu de nombreuses critiques, de la part de ses collègues masculins, se disant soucieux du décorum. Lu dans Le Devoir.

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