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Manifestations d'étudiants: des politiques dénoncent les violences, malgré la "précarité"

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Paris (AFP)

Livres de François Hollande déchirés, grille du ministère de l'Enseignement supérieur dégradées: des responsables politiques de droite, de gauche et de la majorité ont dénoncé mercredi ces "violences", tout en déplorant la "précarité" des étudiants.

Cédric Villani, mathématicien médaillé Fields et candidat LREM dissident à la mairie de Paris, a regretté sur RTL "une série de violences inacceptables". "Les universités sont des lieux de liberté, d'expression. Se confronter par la parole oui, mais pas par la violence, en aucun cas", a-t-il exhorté, tout en disant sa "compassion" pour l'étudiant qui s'est immolé à Lyon vendredi et pour lequel plusieurs centaines d'étudiants ont manifesté mardi.

Des cours ont été perturbés sur des campus de Lyon et Lille mardi, et à Paris des manifestants ont arraché une grille d'entrée du ministère de l'Enseignement supérieur.

A Lille, 300 à 400 personnes ont pénétré dans la faculté de droit où elles ont empêché de se tenir une conférence de François Hollande sur la crise de la démocratie, et certains étudiants ont déchiré les pages de son dernier livre.

A droite, Valérie Pécresse (Libres !), présidente de la région Ile-de-France et ex-ministre de l'Enseignement supérieur, a "condamn(é) les exactions des étudiants qui ont empêché François Hollande à l'université de Lille".

"C’est la démocratie qui est remise en cause", a abondé le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand: "la précarité étudiante est une réalité et des réponses doivent être apportées, mais rien ne peut justifier la violence".

Le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu a appelé les ministres Christophe Castaner (Intérieur), Jean-Michel Blanquer (Education) et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur) à "se bouger".

Les ministres Franck Riester (Culture) et Frédérique Vidal avaient dénoncé mardi une "intolérable entrave à la liberté d'expression et à la liberté de débattre" pour le premier, une "violence (qui) n'a pas sa place à l’université" même si "le geste tragique" de l'étudiant immolé "suscite une émotion légitime" pour la seconde.

François Hollande a, lui, regretté mardi que cette "émotion", qu'il a aussi jugée "légitime", "se soit transformée en violence de la part d’une centaine d’individus".

"Il y a des inquiétudes, des exaspérations, des peurs, il faut y répondre, mais la violence, il faut y faire maintenant très attention car cela devient un mode de recours contre la démocratie", a-t-il mis en garde mercredi sur BFMTV et RMC.

Voyant dans les violences "une atteinte à nos valeurs communes", le premier secrétaire du PS Olivier Faure a déploré que le gouvernement ne débourse "rien de plus pour les conditions de vie des étudiants" et prévoie même "encore moins d'APL en janvier".

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