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Destitution de Donald Trump : un témoin clé charge le président américain

Jonathan Ernst, REUTERS

William Taylor, le plus haut diplomate américain en Ukraine, a rapporté que Donald Trump "s'intéressait" davantage à l'ouverture d'une enquête sur Joe Biden en Ukraine qu'à la situation dans ce pays.

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C’est un témoin clé qui a été entendu mercredi 13 novembre par le Congrès américain au cours des premières auditions publiques, dans le cadre de l'enquête préalable à une éventuelle procédure de destitution de Donald Trump.

Les démocrates soupçonnent le milliardaire républicain d'avoir abusé de ses pouvoirs présidentiels en demandant à Kiev d'enquêter sur Joe Biden, bien placé pour l'affronter en novembre 2020 à la présidentielle.

Ancien combattant au Vietnam, cheveux gris et visage aux traits sévères, l'ambassadeur américain de facto en Ukraine, William Taylor, a ouvert le bal de ces dépositions historiques aux côtés d'un autre diplomate de carrière, George Kent, haut responsable du département d'État spécialiste de l'Ukraine.

Willima Taylor a rapporté les propos de l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, selon qui le président américain "s'intéressait" davantage à l'ouverture d'une enquête sur Joe Biden en Ukraine qu'à la situation dans ce pays.

Sous serment, William Taylor a surpris en révélant avoir appris récemment  l'existence de cette déclaration faite le 26 juillet, juste après un entretien entre Donald Trump et Gordon Sondland.

Une "folie"

Selon la retranscription du témoignage à huis clos de William Taylor, il a jugé que l'idée de bloquer une aide militaire au profit d'une campagne politique domestique était selon lui une "folie".

Ce témoignage alimente la thèse des démocrates selon laquelle Donald Trump a demandé une contrepartie à Kiev pour les 391 millions de dollars d'aide destinés à faire face aux séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine - une aide provisoirement suspendue par le président républicain malgré son approbation au Congrès.

"Je ne sais rien là-dessus", a affirmé le président américain, interrogé plus tard sur ces propos à la Maison Blanche. "Première fois que j'entends cela", a-t-il ajouté en balayant les informations de "seconde main" des témoins.

Avec une dizaine d'auditions prévues d'ici au 20 novembre, les démocrates veulent mener leur enquête sans "délai". Leur confortable majorité à la chambre basse laisse peu de doutes sur l'"impeachment" du président américain.

Compte tenu de la majorité républicaine au Sénat, il est en revanche peu probable que Donald Trump soit ensuite destitué, car la chambre haute, qui serait chargée de le juger, aurait le dernier mot.

En attendant, le cadre des investigations est clair, a affirmé Adam Schiff, président de la commission du Renseignement qui mène l'enquête : Donald Trump "a-t-il invité l'Ukraine à s'ingérer dans nos élections?" A-t-il commis un "abus de pouvoir?"

Avec AFP et Reuters

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