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Euroligue: Villeurbanne pour une première à l'extérieur

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Lyon (AFP)

Auteur d'un début de saison d'Euroligue au delà de ses espérances, Villeurbanne veut franchir une nouvelle étape en s'imposant pour la première fois à l'extérieur vendredi sur le parquet de l'Etoile rouge de Belgrade (19H00).

"Nous allons essayer de faire mentir ces données. A l'Astroballe, nous sommes transcendés mais à l'extérieur, ce n'est pas évident. C'est un fait, pas une fatalité", assure le président délégué de l'Asvel, Gaëtan Müller.

"Nos adversaires sont un peu dans un coupe-gorge quand ils jouent chez nous alors que chez eux, ils ont leurs repères et leur public. Ce qui fait la différence entre la Jeep Elite et l'Euroligue, c'est la différence de niveau. C'est le très haut niveau, même", reconnaît le dirigeant.

Victorieuse à l'Astroballe de l'Olympiakos (82-63), Panathinaïkos (79-78) et Vitoria (66-63), l'Asvel, 9e du classement (sur 18), s'est même offerte sur le fil le CSKA Moscou, champion d'Europe en titre, le 8 novembre dernier (67-66).

"Ce que nous faisons à domicile est absolument épatant. Dans notre salle, les supporters nous donnent une énergie incroyable et nous font nous sentir invincibles", avait admis après la rencontre, l'entraîneur monténégrin des champions de France Zvezdan Mitrovic.

- Presque bon à Valence -

Après avoir nettement perdu à Kaunas (70-56) et à Munich (104-63), Villeurbanne, quoique battu 81-72, avait affiché des progrès à Valence, menant même d'un point à la mi-temps (36-35) avant de fléchir face à un adversaire semblant à sa portée qui restait sur cinq défaites.

"A Valence, il ne nous a pas manqué grand-chose et l'absence d'Adreian Payne, notre meilleur marqueur, est un handicap. On ne peut pas toujours s'appuyer sur la défense. Il faut attaquer et surtout marquer", souligne Müller.

Si l'Asvel reste invaincue en championnat de France, dont elle est seule leader, les voyages européens sont plus difficiles lorsque les matches s'enchaînent.

La fatigue liée aux déplacements et le manque de profondeur de l'effectif peuvent aussi expliquer ces difficultés sur terrain adverse.

"C'est indéniable. La répétition des matches joue sur les organismes. Cinq rencontres en neuf jours, cela complique les choses même si en Euroligue, les voyages sont plutôt directs depuis Lyon. C'est quand même un plus", souligne Gaëtan Müller.

L'équipe rhodanienne n'a pas joué depuis son exploit contre le CSKA, mais juste après le match, une partie de l'effectif s'est envolée pour San Antonio (Etats-Unis), invitée à la cérémonie du retrait de maillot des Spurs du président de l'Asvel Tony Parker.

- Maledon espéré, Payne non -

Un long aller-retour qui pourrait aussi avoir des conséquences même si "on l'a géré de la manière la plus professionnelle possible", selon Müller.

Face à l'Etoile rouge, l'Asvel devrait pouvoir compter sur le retour de blessure du jeune meneur de jeu international Théo Maledon, indisponible depuis le 6 octobre, mais pas sur celui de Payne.

"Les gars s'entraînent très bien et font ce qu'il faut. Nous commettons des erreurs mais les efforts sont maximum. Je fais confiance à tout le monde mais il manque des joueurs. Avec un si petit effectif, c'est compliqué et ça va devenir difficile à la longue de jouer avec autant d'efforts", a admis Mitrovic, lucide malgré l'euphorie liée à la victoire sur le CSKA.

"En Euroligue, tout le monde est athlétique. En attaque, l'équipe n'est pas super talentueuse. Le seul moyen de gagner des matches est d'être plus intelligent que les autres et en livrant des efforts extra sur le terrain", a poursuivi le technicien.

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