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À Hong Kong, la mort d'un homme ravive les tensions entre autorités et manifestants

Des manifestants lèvent les mains lors d'une protestation dans le quartier central à Hong Kong, le 15 novembre 2019.
Des manifestants lèvent les mains lors d'une protestation dans le quartier central à Hong Kong, le 15 novembre 2019. Adnan Abidi, Reuters

Un homme est décédé, jeudi, à Hong Kong après un affrontement entre des manifestants pro et anti-gouvernementaux. Ce deuxième décès en l'espace d'une semaine alimente les protestations qui paralysent le pays depuis cinq jours.

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Une semaine après la mort d'un étudiant au cours d'une manifestation à Hong Kong, un homme de 70 ans est décédé après avoir été blessé par un jet de brique au cours d'affrontements entre manifestants pro et anti-gouvernementaux, a annoncé, vendredi 15 novembre, l'hôpital où il était soigné.

"L'état du patient a continué à se détériorer. Il est décédé" jeudi soir, a déclaré un porte-parole de l'hôpital Prince de Galles de Hong Kong dans un communiqué.

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Ce décès s'inscrit dans des violences entre protestataires qui s'ajoutent aux affrontements entre les forces policières et les manifestants. Lundi, un homme de 57 ans a notamment été aspergé de liquide inflammable par un protestataire avec lequel il se querellait. Il s'est ensuite transformé en torche humain et se trouve actuellement toujours dans un état critique.

Des heurts plus fréquents et plus violents

Avec deux décès liés aux manifestations au cours de la semaine écoulée, la violence est montée d'un cran dans le pays. Depuis cinq jours, Hong-Kong est toujours paralysée par les manifestants pro démocratie : les routes sont bloquées, les écoles sont fermées et les universités sont occupées. Les scènes de violence avec les forces de l’ordre sont, par conséquent, de plus en plus fréquentes. 

À lire : À Hong Kong, les manifestants paralysent les transports

Vendredi, une première manifestation s'est déclenchée au moment de la pause déjeuner, dans le quartier des affaires. Les employés du secteur financier sont descendus dans la rue pour dénoncer les violences policières et apporter leur soutien aux étudiants de Hong Kong qui occupent les grandes universités de la ville.

Le président de l’Université chinoise de Hong Kong, elle-même occupée, a appelé les étudiants à quitter les lieux car, selon lui, l’université n’est pas un lieu de combat mais de savoir.

"Mettre fin aux violences et au chaos"

Face à des heurts plus violents, le président chinois, Xi Jinping, s’est pour la première fois,ouvertement et explicitement exprimé jeudi sur la situation à Hong Kong. Il a affirmé qu’il apportait son "soutien résolu" au gouvernement hongkongais et à sa police.

"Mettre fin aux violences et au chaos et restaurer l'ordre est la tâche la plus urgente à accomplir", a-t-il ajouté selon des propos tenus au cours d'un sommet à Brasilia et reproduits par le Quotidien du Peuple, l'organe de presse officiel du Parti communiste chinois.

Certains membres du gouvernement hongkongais ont appelé à recruter 5 000 officiers de police supplémentaires, alors que le Sénat américain s’apprête à passer un projet de loi sur la démocratie et les droits de l’homme à Hong Kong qui pourrait retirer au pays le statut de partenaire commercial privilégié.

La région semi-autonome vit depuis cinq mois sa pire crise politique depuis sa rétrocession en 1997, avec des manifestations et actions quasi quotidiennes.

Avec AFP et Reuters

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