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Sans préavis, l'Iran augmente de 50 % le prix du litre d'essence

L'Iran est l'un des pays où l'essence est la plus subventionnée.
L'Iran est l'un des pays où l'essence est la plus subventionnée. Mohamed Azakir, Reuters

L'Iran, en proie a une crise économique d'ampleur depuis l'application de nouvelles sanctions américaines, a augmenté de 50 % le prix de l'essence, vendredi, suscitant la colère de la population.

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Mauvaise surprise pour les Iraniens qui subissent une augmentation drastique du prix de l’essence, sans en avoir été averti au préalable. Les autorités ont appliqué, dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 novembre, une hausse de 50 % du prix de l’essence à la pompe.

Celui-ci est passé de 10 000 rials (environ 0,20 cts d’euros) à 15 000 rials le litre (plus de 0,30 cts d’euros). Ce prix est applicable aux 60 premiers litres achetés chaque mois, mais chaque litre supplémentaire acheté sera facturé 30 000 rials de plus.

Réguler la consommation

À Téhéran, des files de voitures s’accumulaient vendredi matin à l’entrée des stations essence suite au changement de politique énergétique survenu pendant la nuit, et la police iranienne était déployée dans plusieurs d’entre elles.

En Iran, le prix de l’essence est extrêmement bas. Conséquence : la consommation explose, atteignant 90 millions de litres par jour. "Ces dernières années, face à la consommation croissante d’essence, les experts disaient que si l’essence était rationnée et son prix réformé, alors sa consommation pouvait être contrôlée", a expliqué Mohammad Bagher Nobakht, responsable de la planification et du budget pour l’Iran, à l’agence de presse iranienne Iribnews.

Sanctions américaines et récession

Cette mesure, présentée comme cohérente pour le gouvernement, a du mal à convaincre les Iraniens pour qui une telle hausse pénalisera les classes populaires.

Depuis un an, l’Iran est étranglée par de nouvelles sanctions américaines contre le pétrole iranien. Son économie est en récession et le président, Hassan Rohani, estime que le pays traverse la période "la plus difficile" depuis des décennies. Selon les autorités, les revenus générés par la hausse du prix de l’essence doivent cependant être redistribués à 60 000 Iraniens dans le besoin.

Avec AFP

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