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Plus engagé que jamais, Dave célèbre son jubilé à Bobino

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Paris (AFP)

"A 75 ans, sans fausse modestie, je dois reconnaître que ma voix n'a pas bougé, comme un cadeau du ciel!": Dave qui a dominé les seventies, fait son grand retour pour fêter cinquante ans de carrière.

"Mes cordes vocales me permettent de gagner ma vie. C'est mieux que de faire vieille pute!", confie-t-il à l'AFP, avec ce ton très direct qui l'a rendu populaire autant que ses ritournelles: "Du côté de chez Swann", "Est-ce par hasard" ou "Mon cœur est malade" au Panthéon de la chanson francophone.

Pour ses 50 ans de carrière, il sort un nouvel album studio qu'il va étrenner lundi sur la scène de Bobino, avant une tournée.

Ce retour sous les projecteurs, Dave estime qu'il le doit à son plus proche voisin à l'Ile-sur-la-Sorgue: Renaud a décidé de produire ce nouvel album "Souviens-toi d'aimer", regroupant douze titres dont plusieurs abordent des questions sociétales.

"Il est venu me voir en concert. Il m'a félicité en me disant que j'étais un clown musical pour toutes les bêtises que j'ai l'habitude de dire entre les chansons", raconte Dave.

"Renaud n'a pas bu depuis un an. Il est très bien", observe-t-il au passage. Mister Renard signe d'ailleurs l'un des nouveaux titres de Dave, "Une Femme qui s'en va", aux tonalités personnelles : "Une femme qui s'en va, ça ne revient jamais/Et la mélancolie vient alors s'installer/Comme une pierre tombale".

- "Pas le mal de mère" -

Avec "La fille aux deux papas", Dave aborde la GPA, avec un regard plein de tendresse sur une fillette élevée par un couple homosexuel: "Elle n'a pas le mal de mère/Au contraire/Dans son cœur, tout est clair/Elle a tous ses repères".

"C'est Marc-Olivier Fogiel (NDLR : papa de deux fillettes nées par GPA) qui a suggéré une chanson sur ce thème. Pour moi, ce n'est qu'une chanson d'amour sous un autre angle", estime Dave.

"Avant, je n'interprétais pas de chansons clivantes. Je ne suis pas un politicien en train de transformer le monde. En tout cas, aux Pays-Bas, la GPA est passée comme une lettre à la poste il y a fort longtemps", ajoute le plus Français des Néerlandais.

"Je suis juste un chanteur d'amour. Je suis content de ne pas être président de la République. La France est un pays ingérable, intransformable..."

Les affres de l'amour inspirent plusieurs titres dont "Quittons-nous bons amants", "Inséparés" et "Deux moitiés d'une même orange" en écho au couple qu'il forme depuis 48 ans avec Patrick Loiseau, son parolier attitré depuis son premier grand succès, l'adaptation en français de "Sugar Baby Love" des Rubbets en 1974, avant le million d'exemplaires de "Vanina".

- "Pas une limace" -

"Je suis un chanteur de varietoche et fier de l'être, même si cet album va apparaître comme celui de la maturité. A 75 ans, il est temps!", souligne Dave qui attribue sa popularité à la manière dont il aborde les choses, maniant souvent l'auto-dérision et la raillerie sympathique.

"J'ai la langue bien pendue et j'ai beaucoup de facilité à dire des gros mots français, pas ceux de ma langue d'origine! Et si je suis caustique, c'est avec bon cœur!", assure celui qui a animé de nombreuses émissions de TV, en parfait "entertainer".

Pour Dave, la scène, "c'est le Nirvana": "il ne faut pas trop le dire sinon les gens ne paieront plus leur place!".

"Même si une chanson de variété peut accompagner la vie des gens, je ne suis pas une limace : je sais que je ne vais pas laisser de traces!". "La chose qui m'a fait plaisir est d'entendre Calogero reprendre à sa manière +Du côté de chez Swann+. Un standard, c'est peut-être une chanson avec plusieurs interprètes".

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