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Violences sexuelles: une organisation de cinéastes demande des Etats généraux

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Paris (AFP)

La Société des réalisateurs de films (SRF), l'une des principales organisations françaises de cinéastes, a appelé vendredi à des Etats généraux sur les questions d'abus sexuels et de harcèlement dans le 7e Art, suite aux récentes prises de parole d'Adèle Haenel et Valentine Monnier.

Dans le cadre des Assises pour la parité, l'égalité et la diversité dans le cinéma et l'audiovisuel, qui se sont tenues jeudi à Paris, la SRF, "par la voix de Rebecca Zlotowski, membre du conseil d'administration de la SRF et co-créatrice du Collectif 50/50", a "appelé, aux côtés d'autres organisations d'auteurs et du collectif 50/50, à des États généraux sur les questions des abus sexuels et des harcèlements dans notre industrie, dans le but d'aboutir à une charte, un code de conduite commun, et des mesures spécifiques", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Lors de ces Assises, au cours desquelles le ministre de la Culture Franck Riester a annoncé des mesures pour lutter contre le harcèlement sexuel, la réalisatrice Rebecca Zlotowski a appelé dans un discours à "des Etats généraux au CNC sur ces sujets des abus de pouvoir, sexuels sur les plateaux et dans l'industrie du cinéma, Etats généraux qui pourraient eux aussi aboutir par exemple à une charte, eux aussi aboutir à une déontologie commune, eux aussi aboutir à une boîte à outils".

"Dans l'attente d'un temps judiciaire souvent trop long, agissons maintenant, sur le terrain politique", a souligné la SRF.

Cette organisation, qui compte quelque 300 adhérents - parmi lesquels Catherine Corsini, Jacques Audiard ou Céline Sciamma - a annoncé le 4 novembre avoir lancé "la procédure de radiation" de ses membres du réalisateur Christophe Ruggia, accusé d'"attouchements" et de "harcèlement sexuel" par l'actrice Adèle Haenel alors qu'elle était âgée de 12 à 15 ans.

Une autre organisation de cinéastes, l'ARP (Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs), dont Roman Polanski est membre, va réunir lundi son conseil d'administration pour discuter de la situation du réalisateur franco-polonais, qui fait face à une nouvelle accusation de viol de la part de la photographe Valentine Monnier.

Celle-ci a affirmé avoir été frappée et violée par le cinéaste en 1975 en Suisse alors qu'elle avait dix-huit ans.

Cette réunion devrait proposer "que, désormais, tout membre condamné par la justice pour infraction de nature sexuelle soit exclu et que tout membre mis en examen pour la même raison soit suspendu".

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