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Achille Mbembe : "Pour réparer le monde, il est important de regarder dans les archives africaines"

France 24

Le philosophe camerounais Achille Mbembe, invité du Journal de l'Afrique, revient sur les Ateliers de la pensée, organisés à Dakar. Il estime que "dans les traditions précoloniales, l'humain n'était pas au-dessus de tout".

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"Le monde est en train de brûler, on parle de déclin, d'effondrement", commence par rappeler Achille Mbembe, dans une interview accordée à France 24 à l'occasion des Ateliers de la pensée organisés à Dakar. "Les ateliers sont le lieu de production et dissémination des idées nouvelles sur le continent. C'est un impératif."

Parmi les thèmes abordés, la restitution des œuvres d'art en Afrique : "Le musée tel qu'il existe est une institution occidentale moderne. Les objets avaient pour vocation de disséminer les énergies vitales, d'accompagner les communautés. Si on veut réanimer ces objets, il faut les libérer du musée conçu par l'Occident au XIXe siècle, il faut les sortir de la captivité", affirme Achille Mbembe.

Sur l'immigration, le philosophe camerounais déplore que les jeunes du continent risquent leur vie pour une Europe "qui tourne en rond, qui n'en veut pas".

Quant à l'écologie, Achille Mbembe appelle à replonger dans les archives. "Dans nos traditions pré-coloniales, l'humain n'était pas au-dessus de tout. Nos crises, y compris écologiques, découlent de la croyance que l'humain est supérieur aux autres espèces. Ce n'était pas une conception africaine. Pour réparer le monde, il est important de regarder dans ces archives africaines."

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