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Des manifestants reprennent leur sit-in sur un pont de Bagdad

Un manifestant irakien s'échappe du gaz lacrymogène, lors de manifestations antigouvernementales, à Bagdad, le 17 novembre 2019.
Un manifestant irakien s'échappe du gaz lacrymogène, lors de manifestations antigouvernementales, à Bagdad, le 17 novembre 2019. Abdullah Dhiaa al-Deen, Reuters

Des milliers d'Irakiens ont envahi, dimanche, les rues de Bagdad et de villes du sud du pays, en soutien aux manifestants qui réclament un changement de régime depuis près d'un mois.

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Répondant à un appel à la grève générale, des milliers d'Irakiens ont envahi les rues à travers le pays, dimanche 17 novembre, en soutien aux manifestants qui réclament un changement de régime depuis plusieurs semaines.

Ce mouvement de contestation inédit a débuté le 1er octobre et a été émaillé de violences qui ont fait au moins 330 morts et près de 15 000 blessés, en majorité des manifestants.

À Bagdad, les manifestants ont élargi leur sit-in de la place Tahrir au pont Al-Ahrar plus au nord. Avec les ponts Al-Joumhouriyah et Senek, ils occupent des sections de trois ponts de la capitale.

>> À lire aussi : En Irak, le pouvoir paralysé par la plus grande manifestation depuis le début du mouvement

Un manifestant tué, une quarantaine blessés

Les protestataires ont été confrontés à des tirs nourris et des tirs de lacrymogènes en avançant vers le pont Al-Ahrar, ont indiqué des témoins à l'AFP. Un manifestant a été tué après avoir été blessé par une grenade lacrymogène et 40 autres ont été blessés, selon une source médicale.

Une autre personne a été blessée tard dimanche par le tir d'une roquette dans une rue commerçante sur la rive orientale du Tigre, à Bagdad, ont indiqué les services de sécurité dans un communiqué. Depuis plus de trois semaines, des manifestants sont rassemblés place Tahrir, réclamant le départ de la classe politique jugée corrompue et incompétente.

Ils ont également campé sur quatre ponts sur le Tigre, reliant l'est de Bagdad à l'ouest où se trouve la Zone verte abritant des bâtiments gouvernementaux et des ambassades étrangères.

Un sit-in sur le pont Senek

Mais il y a deux semaines, les forces de sécurité ont chassé les manifestants de trois de ces ponts et des secteurs avoisinants, les obligeant à se replier sur la place Tahrir et le pont Al-Joumhouriya.

Samedi matin, des unités des forces de l'ordre se sont retirées de certains de ces secteurs, théâtres de heurts avec les manifestants ces derniers jours. Une foule de manifestants a alors repris son sit-in à l'entrée du pont Senek.

Ils y ont installé des tentes face à des policiers anti-émeutes placés derrière une double rangée de murs de béton, protégeant l'accès à l'ambassade d'Iran, pays accusé par les manifestants de soutenir le gouvernement qu'ils veulent mettre à bas.

"Un éveil étudiant !"

Des centaines d'étudiants ont raté l'école pour rejoindre la place Tahrir, épicentre de la contestation. "Pas de politiciens, pas de partis, ceci est un éveil étudiant !", avait écrit l'un d'eux sur une pancarte. Le gouvernement a proposé ces dernières semaines une liste de réformes, que les manifestants ont jugées insuffisantes. L'Irak est le 12e pays le plus corrompu au monde selon Transparency International.

Les forces de sécurité irakiennes ont été vivement critiquées ces dernières semaines pour l'usage de balles réelles et de grenades lacrymogènes, qui ont tué et blessé des protestataires notamment en leur transperçant les poumons ou le crâne.

Avec AFP

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