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Quatre nouveaux morts dans des manifestations en Bolivie

Une femme pleure près du cercueil d'un manifestant tué lors d'affrontements, le 16 novembre 2019 à Cochabamba.
Une femme pleure près du cercueil d'un manifestant tué lors d'affrontements, le 16 novembre 2019 à Cochabamba. Danilo Balderrama, Reuters

Quatre personnes ont été tuées samedi dans des manifestations en Bolivie, portant à au moins 23 morts le bilan depuis fin octobre et le début de la crise qui secoue le pays.

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La Bolivie est toujours en proie à des violences depuis la démission de son président Evo Morales, il y a une semaine. Quatre personnes ont été tuées samedi 16 novembre au cours de manifestations dans le pays. Le bilan est désormais de 23 morts depuis fin octobre et le début de la crise, a annoncé la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH).

La CIDH, un organe de l'Organisation des États américains (OEA), a également recensé au moins 122 blessés depuis vendredi, a-t-elle précisé sur son compte Twitter.

La CIDH a dénombré neuf décès depuis vendredi, des chiffres corroborés par le Défenseur du peuple (équivalent du Défenseur des droits en France) de Cochabamba (centre), fief de l'ex-président Evo Morales, qui a quitté le pouvoir le 10 novembre.

>> À lire : En Bolivie, un gouvernement de combat anti-Morales

L'inquiétude de l'ONU

Des affrontements opposent des partisans de l'ancien chef de l'État socialiste aux forces de l'ordre depuis que la sénatrice de droite Jeanine Añez a pris le pouvoir.

Depuis vendredi, ce bilan diffère cependant de celui établi par le gouvernement, qui le maintient à cinq morts à ce jour. Jerjes Justiniano, ministre de la Présidence, a dit à des journalistes samedi soir qu'il allait demander "aux médecins-légistes d'accélérer leur travail", sans confirmer ce nouveau bilan.

La CIDH a par ailleurs jugé "grave" le décret pris jeudi par Jeanine Añez qui autorise la participation de l'armée dans le maintien de l'ordre tout en l'exonérant de toutes responsabilités pénales. Evo Morales a critiqué ce décret sur Twitter en estimant qu'il donnait "carte blanche et impunité pour massacrer le peuple".

L’ancien chef de l’État s'était proclamé vainqueur de la présidentielle du 20 octobre, prétendant ainsi effectuer un quatrième mandat. Mais l'opposition a crié à la fraude et de nombreuses manifestations, parfois très violentes, ont eu lieu. Une mutinerie au sein de la police et enfin son lâchage par l'armée l'ont poussé à quitter la présidence.

Du côté de la communauté internationale, l’inquiétude monte. La situation en Bolivie est susceptible "d'échapper à tout contrôle", a ainsi estimé samedi Michelle Bachelet, haut-commissaire aux droits de l'Homme des Nations unies. "Je m'inquiète que cette situation en Bolivie puisse échapper à tout contrôle si les autorités ne la gèrent pas (...) en respectant pleinement les droits de l'Homme", a-t-elle déclaré dans un communiqué. "Les actions répressives des autorités (...) pourraient faire obstacle à tout dialogue", a-t-elle ajouté.

>> À lire : Evo Morales, itinéraire d'un indigène bolivien devenu président

Avec AFP et Reuters

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