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Gilets jaunes : de nouveaux rassemblements dans le calme

Les manifestants quittent la place de la Bastille lors d'une manifestation marquant le premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes à Paris, le 17 novembre 2019.
Les manifestants quittent la place de la Bastille lors d'une manifestation marquant le premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes à Paris, le 17 novembre 2019. Charles Platiau, Reuters

Au lendemain des violences qui ont émaillé les rassemblements à Paris, des Gilets jaunes ont défilé dans le calme, dimanche, dans plusieurs grandes villes de France, à l'occasion du premier anniversaire du mouvement.

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"Macron détruit la France et vos droits". Des Gilets jaunes ont manifesté, dimanche 17 novembre, dans le calme en France, au lendemain des violences à Paris qui ont émaillé le premier week-end anniversaire du mouvement de contestation sociale. Environ 200 personnes, dont des figures de la mobilisation, Jérôme Rodrigues ou Priscilla Ludoski, étaient réunis dans le calme sur une place à proximité des Halles, dans le cœur de la capitale.

Le grand magasin des Galeries Lafayette, sur les Grands Boulevards, a décidé de fermer ses portes en début d'après-midi après la brève intrusion de quelques dizaines de manifestants, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la direction.

>> À lire aussi : Après un an de lutte, les Gilets jaunes jouent leur avenir

"Macron détruit la France et vos droits, ne nous critiquez pas ! On est là pour vous", pouvait-on lire sur une pancarte, tandis qu'étaient entonnés les chants habituels des Gilets jaunes : "On est là, on est là, même si Macron le veut pas, nous on est là".

"Des brutes qui étaient venues pour se battre"

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a distingué, dimanche, sur Cnews/Europe1/LesEchos, le "mouvement d'origine" et les "voyous" "venus en découdre".

Pour le premier anniversaire du mouvement, samedi à Paris, "ce qu'on a vu, c'est peu de manifestants mais des voyous, des brutes qui étaient venues pour se battre, en découdre avec les forces de l'ordre, empêcher les pompiers d'agir et de préserver quelquefois des vies", a-t-il affirmé.

Interpellations et gardes à vue

À 16 h, dimanche, la préfecture de police de Paris faisait état de 31 personnes interpellées et 1 631 contrôles effectués dans la matinée. Samedi, les forces de l'ordre avaient procédé à 254 interpellations en France, dont 173 à Paris. Le parquet de Paris recensait, lui, dimanche matin, 155 gardes à vue dont 8 concernent des individus mineurs.

En Savoie, à Le Pont-de-Beauvoisin, une soixantaine de personnes ont rendu hommage, dimanche matin, à Chantal Mazet, "Gilet jaune" décédée il y a un an au premier jour des mobilisations après avoir été renversée par une voiture sur un rond-point de cette petite ville proche de Chambéry.

Près du Mans, une dizaine de Gilets jaunes qui tiennent depuis un an "des permanences d'accueil" sur leur rond-point ont dormi sur place dans la nuit de samedi à dimanche, réchauffés par un feu de bois.

"On n'a pas eu de réponse politique"

"On n'a pas eu de réponse politique si ce n'est que du mépris. Ce n'est pas normal qu'on ait autant de répression", a déclaré à l'AFP  Priscilla Ludoski, co-organisatrice du rassemblement, dimanche, près des Halles.

Interrogée sur la grève interprofessionnelle annoncée pour le 5 décembre contre la réforme des retraites, elle juge que "depuis le début (du mouvement des Gilets jaunes) il y a des convergences sur plein de sujets. Ce serait vraiment bien que tout le monde sorte dans la rue maintenant".

Avec AFP

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