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La campagne électorale pour la présidentielle est lancée en Algérie

Les candidats à l'élection présidentielle signent la charte d'éthique le 16 novembre 2019, à Alger.
Les candidats à l'élection présidentielle signent la charte d'éthique le 16 novembre 2019, à Alger. Capture France 24

La campagne présidentielle en Algérie débute ce dimanche, comme prévu par les autorités de transition. Les cinq candidats retenus officiellement ont signé une charte d'éthique des pratiques électorales.

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Le coup d'envoi de la campagne électorale en Algérie a été donné dimanche 17 novembre. Elle va durer jusqu'au 12 décembre, date de l'élection. Et ce malgré les manifestations populaires pour demander l'arrêt du processus électoral et le départ de l'ensemble de l'équipe en place. Le Hirak, le mouvement de contestation inédit apparu le 22 février dernier, ne semble pas pour l'instant avoir réussi à faire fléchir le pouvoir qui garde son cap.

Les explications de notre correspondant

Une charte d'éthique

Samedi, les cinq candidats retenus, parmi lesquels figurent les ex-Premiers ministres de Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis et Abdelmajid Tebboune, des septuagénaires qui font office de favoris, ont signé à Alger une charte d'éthique des pratiques électorales, selon des images diffusées par une chaîne privée à la veille du lancement de la campagne.

Cette charte élaborée par l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie) "expose les principes directeurs et les pratiques particulières qui forment le cadre du comportement moral attendu des acteurs et personnes participant au processus électoral". C'est la première fois que des candidats à une élection dans le pays signent une telle charte.

Tour à tour, les cinq candidats, qui ont tous participé aux 20 ans de présidence d'Abdelaziz Bouteflika ou l'ont soutenu, ont signé la charte puis pris la parole. Les signataires s'engagent à "s'abstenir de tout propos diffamatoires, insultes, invectives envers un autre candidat ou acteur du processus électoral et toute autre déclaration qu'ils savent être erronée".

La veille, les Algériens sont sortis massivement dans les rues pour dire non au scrutin destiné, selon eux, à recycler le système en place. Le Hirak ne faiblit pas. Après avoir obtenu en avril le départ d'Abdelaziz Bouteflika, le mouvement avait rejeté la présidentielle du 4 juillet qui n'a pas eu lieu faute de candidats.

Le général Ahmed Gaïd Salah, homme fort du pays depuis la démission du président Bouteflika, et le haut commandement militaire refusent depuis des mois toute autre voie de sortie de crise qu'une présidentielle et rejettent la mise sur pied d'institutions de transition réclamée par les manifestants.

Des panneaux électoraux ont été recouverts de slogans hostiles au vote, avant même l'affichage des portraits des candidats, selon des images publiées sur les réseaux sociaux.

Avec AFP

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