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Municipales 2020 : Emmanuel Macron se prononce contre l'interdiction des listes communautaires

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du Congrès des maires de France à Paris, le 19 novembre 2019.
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du Congrès des maires de France à Paris, le 19 novembre 2019. Ian Langsdon, Reuters

Le chef de l'État s'est dit mardi opposé à l'interdiction des listes communautaires aux prochaines élections municipales et a appelé "collectivement à la prudence" sur le sujet, devant le Congrès des maires de France à Paris.

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Emmanuel Macron a promis, mardi 19 novembre, de nouvelles mesures contre le communautarisme "dans les prochaines semaines", mais s'est déjà prononcé contre l'interdiction des listes communautaires aux prochaines élections municipales dans un discours devant le Congrès des maires de France.

Visant "l'islam politique" et ceux qui ont "un projet de séparation d'avec la République", le chef de l'État a affirmé que le gouvernement porterait "des actions nouvelles concrètes dans les prochaines semaines". Mais, face aux listes électorales communautaires, "il ne s'agit pas de proclamer l'interdiction pour régler le problème", a-t-il assuré, soulignant la difficulté de les identifier.

Un appel à la "prudence"

"Comment définirait-on les listes communautaires, qui en serait le juge, selon quels critères ?", a-t-il poursuivi. "La vie politique est ainsi faite que les choses peuvent changer. Nous avons des règles claires, faut-il ici les bousculer parce
que soudain les esprits s'échauffent ? Je nous appelle collectivement à la prudence, pas celle qui mène à l'inaction mais celle qui conduit à ne pas renoncer aux libertés de la République".

Jugée marginale par les observateurs, la question des listes communautaires en France revient sur le devant de la scène à l'approche des élections municipales de mars prochain.

0,13 % des voix lors des élections européennes

Derrière cette appelation figure l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) qui se défend de tout communautarisme mais est accusé de véhiculer un "islam politique", selon plusieurs ténors de la droite, comme le chef de file des sénateurs Les Républicains (LR), Bruno Retailleau.

Ce parti créé en 2012 n'a recueilli que 0,13 % des voix, c’est-à-dire 28 469 bulletins de vote dans toute la France, avec quelques scores notables dans certains quartiers populaires, lors des précédentes élections européennes. 

Avec AFP et Reuters

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