En Israël, Benny Gantz concède son incapacité à former un gouvernement

Benny Gantz, à la tête du parti centriste Kahol Lavan ("bleu-blanc"), avait jusqu'au 20 novembre pour constituer un gouvernement.
Benny Gantz, à la tête du parti centriste Kahol Lavan ("bleu-blanc"), avait jusqu'au 20 novembre pour constituer un gouvernement. Ronen Zvulun/File photo, Reuters

Le principal rival de Benjamin Netanyahu, Benny Gantz, a admis mercredi être dans l'incapacité de former un gouvernement avant la date limite fixée. Israël s'achemine vers de nouvelles élections.

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Benny Gantz, principal opposant à Benjamin Netanyahu, a informé mercredi 20—novembre le président israëlien, Reuven Rivlin, qu'il n'était pas en mesure de former un gouvernement, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles élections parlementaires.

"Le chef du parti 'Bleu-blanc' Benny Gantz a parlé avec le président Reuven Rivlin pour lui dire qu'il était incapable de former un gouvernement", a indiqué sa formation politique alors que mercredi soir était la date limite prévue par la loi pour qu'il tente de former un gouvernement.

Aucune majorité parlementaire ne s'était dessinée après les élections d'avril et les Israéliens avaient déjà dû retourner aux urnes en septembre. Cependant, ce nouveau scrutin ne s'était pas avéré plus concluant. Faute de l'appui du nationaliste Avigdor Lieberman, Benjamin Netanyahu, qui est aux affaires sans discontinuer depuis dix ans, n'était pas parvenu à former une nouvelle coalition gouvernementale.

Le président israëlien Reuven Rivlin avait donc chargé Benny Gantz, ancien chef d'état-major de l'armée, de tenter sa chance à son tour, mais le délai de 28—jours dont il dispose expirait ce 20—novembre. Il vient de jeter l'éponge.

"Nous nous dirigeons vers de nouvelles élections"

Aucun progrès ne semble en outre avoir été accompli en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale, malgré plusieurs semaines de négociations entre le Likoud de Netanyahu et le parti Bleu et blanc de Gantz. Très favorable à cette formule, Avigdor Lieberman a jugé mercredi les deux hommes "coupables" de l'échec des discussions et a donc à nouveau exclu de leur accorder son soutien, ce qui les prive l'un comme l'autre de toute chance de former un gouvernement.

L'ancien correspondant du Monde à Jérusalem, Piotr Smolar, affirme sur l'antenne de France—24 que "Lieberman, lui, promet un gouvernement d'union nationale depuis longtemps en voulant se débarrasser de ce qu'il appelle 'les forces anti sionistes'. Il qualifie ainsi à la fois les deux partis ultra orthodoxes à droite et les partis arabes de la liste arabe unie."

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"En l'état actuel des choses, nous nous dirigeons vers de nouvelles élections", a déclaré mercredi Lieberman lors d'une conférence de presse. Son parti, Israel Beitenou, dispose de huit sièges à la Knesset.

Devant l'impasse, le président Rivlin peut désormais donner trois semaines aux députés de la Knesset, le Parlement israélien, pour lui proposer des noms d'élus susceptibles de réussir là où les deux grands chefs de parti ont échoué. Si, au terme de cet éventuel nouveau délai, aucune personnalité politique ne parvient à s'imposer à la tête du gouvernement, Israël retournera aux urnes... pour la troisième fois en moins d'un an.

Avec AFP et Reuters
 

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