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Les manifestants de Hong Kong reçoivent le soutien de Washington

Manifestation en soutien aux étudiants retranchés dans le campus de l'Université polytechnique (PolyU) à Hong Kong, le 19 novembre 2019.
Manifestation en soutien aux étudiants retranchés dans le campus de l'Université polytechnique (PolyU) à Hong Kong, le 19 novembre 2019. Athit Perawongmetha / Reuters

Le Congrès américain a voté un texte promouvant les "droits humains et la démocratie" à Hong Kong, et menaçant de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington au territoire. Ce vote intervient en pleines négociations entre les États-Unis et la Chine pour sortir de leur guerre commerciale.

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"L'Amérique est avec vous et l'Amérique vous soutiendra toujours", a lancé aux Hongkongais un élu de la minorité républicaine, Michael McCaul, dans l'hémicycle de la Chambre des représentants à Washington, dénonçant la "brutalité" de la Chine. La pression internationale s'est accentuée sur Pékin, avec l'adoption, mercredi 20—novembre, par le Congrès américain, d'un texte de soutien aux exigences des protestataires toujours retranchés sur un campus assiégé de Hong Kong. Cette initiative américaine a été fermement condamnée par la Chine, qui se dit prête à "riposter avec détermination".

Le Congrès américain a adopté une résolution soutenant les "droits humains et la démocratie" à Hong Kong face à Pékin et menaçant de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique. Le texte, voté à une écrasante majorité (par 417 voix contre une) par la Chambre des représentants, après son adoption à l'unanimité au Sénat mardi, doit encore être signé par Donald Trump pour être promulgué. La Maison Blanche n'a pas formulé de menace de veto et le président devrait l'approuver, selon une source proche du dossier.

Des dizaines de manifestants pro-démocratie sont toujours retranchés sur un campus assiégé de Hong Kong, où un gigantesque "SOS" a été tracé, alors que 700 personnes ont été arrêtées depuis le début de l'occupation de l'établissement, devenu un bastion du mouvement. L'université polytechnique de Hong Kong (PolyU), sur la péninsule de Kowloon, est le théâtre de la plus longue et violente confrontation entre manifestants et forces de l'ordre depuis le début de la contestation en juin. La présence policière a cependant été nettement réduite.

Le Congrès a également approuvé une mesure qui interdirait la vente à la police hongkongaise de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et autres équipements destinés à réprimer les manifestations—: à l'unanimité au Sénat et, à la Chambre, par 417 voix sur 435 parlementaires, sans aucun vote contre. "J'exhorte le président à signer cette loi décisive aussi vite que possible", a réagi le sénateur républicain Marco Rubio, l'un des plus grands défenseurs du texte.

Avant le vote définitif au Congrès, Pékin avait déjà convoqué mercredi le chargé d'affaires par intérim de l'ambassade des États-Unis, William Klein, pour "une protestation solennelle" et "s'élever" contre ce texte. "Toute tentative visant à saper la prospérité et la stabilité de Hong Kong et à entraver le développement de la Chine est vouée à l'échec", avait assuré le vice-ministre des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, cité par la diplomatie chinoise.

Ce vote américain intervient en pleines négociations ardues entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale. Jeudi, la Bourse de Hong Kong chutait de 1,56 % en cours de séance, les investisseurs étant inquiets que l'initiative du Congrès ne vienne torpiller les efforts de la Chine et des États-Unis pour finaliser un accord sur leur différend commercial. Jeudi 21 novembre, le gouvernement chinois s'est dit prêt à faire "tout son possible" pour parvenir à un accord préliminaire dans cette guerre commerciale, après un an et demi d'affrontement à coups de hausses de droits de douane. La négociation porte sur le renoncement à de nouvelles sanctions commerciales du côté américain, contre un achat massif des produits agricoles à l'oncle Sam, côté chinois.

Avec AFP

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