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A Hong Kong, plusieurs étudiants du campus de l'université polytechnique se rendent

Des manifestants pro-démocratie quittent le campus de l'Université polytechnique (PolyU) pour se rendre à la police à Hong Kong (Chine), le 21 novembre 2019.
Des manifestants pro-démocratie quittent le campus de l'Université polytechnique (PolyU) pour se rendre à la police à Hong Kong (Chine), le 21 novembre 2019. Thomas Peter, Reuters

Près d'une semaine après le début du siège du campus de l'université polytechnique de Hong Kong, les rangs des contestataires se sont considérablement réduits. Huit manifestants se sont rendus à la police vendredi.

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Au moins huit manifestants pro-démocratie qui étaient retranchés depuis plusieurs jours dans un campus universitaire de Hong Kong se sont rendus dans la matinée du vendredi 22—novembre à la police. En parallèle, d'autres contestataires cherchaient désespérément une issue pour prendre à défaut le dispositif policier autour du lieu.

Après plusieurs jours de retranchement au sein de l'université polytechnique, les rangs des contestataires s'étaient considérablement réduits au fil de la semaine. Le nouveau chef de la police hongkongaise, Chris Tang, nommé cette semaine, a appelé les derniers manifestants retranchés dans le campus à quitter le bâtiment. Il a dit vouloir une issue pacifique.

"J'imagine que les personnes à l'intérieur du campus ne veulent pas que leurs parents, amis (...) s'inquiètent pour eux", a déclaré Tang devant les journalistes. "Nous voulons résoudre le conflit de manière pacifique et sans fixer d'ultimatum", a-t-il ajouté.

Des dizaines de manifestants devant la justice

La plupart des manifestants encore présents dans l'université disent vouloir éviter d'être arrêtés et inculpés pour leur implication dans le mouvement de contestation qui secoue l'ancienne colonie britannique depuis juin.

>> À lire aussi : Une centaine de manifestants toujours retranchés dans un campus de Hong Kong

Plusieurs dizaines de manifestants ont été traduits devant la justice pour participation à une "émeute", que la loi locale définit comme une réunion illicite de trois personnes ou plus durant laquelle une "atteinte à la paix" est commise. Il s'agit d'un crime passible d'une peine de dix ans d'emprisonnement.

La situation était calme sur le campus au lever du jour vendredi, à l'issue d'une nuit durant laquelle certains manifestants ont parcouru les lieux pour s'assurer qu'aucun officier de police n'était infiltré. "Nous nous sentons un peu fatigués (...) mais nous allons continuer de tenter à sortir", a déclaré un manifestant âgé de 23—ans qui s'est identifié comme se prénommant Shiba.

Une trentaine de manifestants toujours retranchés

Un manifestant a estimé qu'une trentaine de manifestants se trouvaient encore retranchés dans le campus. Il a déclaré que certains d'entre eux avaient arrêté de chercher une issue et opté à la place pour la fabrication de nouvelles armes dans l'hypothèse d'un assaut de la police.

La cheffe de l'exécutif local, Carrie Lam, a appelé mardi à une issue pacifique au face à face entre contestataires et police dans le campus universitaire.

Avec Reuters

 

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