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La Bourse de Paris rebondit timidement (+0,33%) à mi-séance

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris regagnait un peu de terrain (+0,33%) vendredi à la mi-journée, retrouvant un peu d'entrain dans un contexte plus optimiste en raison de nouveaux développements sur le front commercial et d'indicateurs PMI bien orientés pour la France.

A 13H40 (12H40 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 19,54 points à 5.900,75 points, dans un volume d'échanges de 1,3 milliard d'euros. La veille, il avait fini en recul de 0,22%.

La cote parisienne a ouvert proche de l'équilibre avant de gagner un peu d'assurance dans la matinée.

Wall Street s'apprêtait à ouvrir en légère hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average montait de 0,18%, celui sur l'indice élargi S&P 500 de 0,19% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,31%.

"Les séances restent rythmées par les informations contradictoires sur les négociations commerciales sino-américaines", a observé dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

"Le président chinois, Xi Jinping, répondant aux questions de participants à un forum organisé par Bloomberg à Pékin, a soufflé le chaud et le froid", a-t-il complété.

Le président chinois a affirmé vendredi que la Chine désirait parvenir à un accord commercial préliminaire avec les États-Unis, mais "répliquerait" en cas de nouvelles sanctions américaines.

"De son côté, Donald Trump a sur son bureau le texte voté par le Congrès pour soutenir les manifestants de Hong Kong. Il sait qu'en le signant, il compliquera davantage encore les négociations en cours", a relevé M. Pichard.

Par ailleurs, le très attendu premier discours officiel de la nouvelle présidente de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort n'a fait qu'esquisser la trame de ses futures interventions de politique monétaire, sans en dévoiler la teneur.

Christine Lagarde a appelé vendredi l'Europe à "innover et investir" face aux défis économiques et climatiques.

"Il est clair que la politique monétaire pourrait atteindre son objectif (d'inflation) plus rapidement si d'autres politiques soutenaient la croissance", a-t-elle martelé, appelant à "progresser vers un nouveau mix politique européen", un message visant notamment l'Allemagne, qui empile les excédents budgétaires depuis 2014.

En matière d'indicateurs, l'expansion de l'activité du secteur privé en France, tirée par la production manufacturière, a atteint son plus haut niveau depuis trois mois en novembre, selon le cabinet IHS Markit.

En zone euro, le tableau était toutefois moins encourageant, la croissance de l'activité privée dans la région étant restée au point mort en novembre, plombée par l'incertitude liée aux guerres commerciales et au Brexit.

Au Royaume-Uni, elle a accusé en novembre son plus fort repli depuis juillet 2016, soit juste après le vote pour le Brexit.

En Allemagne, la croissance économique, soutenue par la consommation et le BTP, a bien échappé de peu à l'entrée en récession, le produit intérieur brut progressant de 0,1% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent.

La confiance des consommateurs pour novembre est également à l'agenda aux Etats-Unis.

- ArcelorMittal en tête du CAC 40 -

Du côté des valeurs, les minières reprenaient des couleurs à la faveur des dernières déclarations de Pékin sur le commerce.

ArcelorMittal prenait la tête du CAC 40 (+4,80% à 15,14 euros) tandis qu'Imerys montait de 1,93% à 36,90 euros, Aperam de 1,27% à 27,14 euros et Eramet de 0,69% à 42,31 euros. Ce dernier a par ailleurs annoncé vendredi un accord avec le fournisseur d'électricité de sa filiale Société Le Nickel (SLN) en Nouvelle-Calédonie sur une baisse du prix de l'énergie à partir du 1er janvier 2020.

Edenred reculait (-2,75% à 45,30 euros) après avoir indiqué vendredi qu'il avait été victime la veille d'une "infection par des logiciels malveillants", sans donner davantage de précisions sur l'ampleur de l'attaque.

Pour son deuxième jour de cotation, La Française des Jeux montait de 1,10% à 22,95 euros.

Amplitude Surgical bondissait de 14,29% à 1,60 euro, fort d'une croissance de 6,7% au premier trimestre de son exercice décalé, tirant les fruits de ses efforts de développement à l'étranger, notamment aux Etats-Unis.

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