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Les femmes manifestent pour dire "stop" aux violences sexistes et sexuelles

Des femmes lors d'une manifestation contre les violences conjugales, à Paris, le 6 juillet 2019.
Des femmes lors d'une manifestation contre les violences conjugales, à Paris, le 6 juillet 2019. Martin Bureau, AFP

Plusieurs manifestations contre les violences sexistes et sexuelles et les féminicides sont prévues ce samedi à Paris et dans plusieurs autres grandes villes à l’appel du collectif #NousToutes. Des milliers de personnes sont attendues à deux jours de la fin du "Grenelle" lancé contre ce fléau.

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Paris et plusieurs autres grandes villes de France devraient accueillir des "marées violettes" - couleur des luttes féministes - samedi 23 novembre. À l’appel du collectif #NousToutes, plusieurs marches pour dire "stop" aux violences sexistes et sexuelles et aux féminicides ont été organisées à deux jours de la fin du "Grenelle" lancé contre ce fléau.

Des milliers de personnes sont attendues. À Paris, la manifestation s'élancera à 14 heures de la place de l'Opéra en direction de celle de la Nation. En tête de cortège, l'Union nationale des familles de féminicide (UNFF) défilera pour "dénoncer le mépris que l'État oppose aux familles", selon sa présidente Sandrine Bouchait.

>> À lire : Grenelle des violences conjugales : pour les militantes féministes, le compte n’y est pas

En province également, une trentaine de marches sont prévues, notamment à Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Rennes ou Strasbourg. Mais pas à Lyon ou Nantes, où les militantes - mais aussi des militants - ont mis en place des transports pour venir grossir les rangs de la mobilisation parisienne.

Cette mobilisation survient juste avant la clôture lundi du "Grenelle contre les violences conjugales", lancé début septembre pour tenter d'enrayer ce fléau. Le Premier ministre Édouard Philippe, accompagné d'une douzaine de membres du gouvernement, doit y annoncer des mesures très attendues par les associations.

Depuis le début de l'année 2019, au moins 116 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon un décompte et une étude au cas par cas menés par l'AFP. Sur toute l'année 2018, le chiffre avait atteint 121 femmes victimes, selon le ministère de l'Intérieur.

Plus de 200 000 victimes de violences

Quelque 213 000 femmes majeures sont victimes chaque année de violences physiques et/ou sexuelles de la part leur conjoint ou ex-conjoint, soit près de 1 % des femmes âgées de 18 à 75 ans, selon des données officielles.

 L'an passé, près de 50 000 personnes s'étaient rassemblées dans toute la France - dont 30.000 à Paris selon les organisatrices, 12.000 selon la police - pour cette marche "violette", la couleur des luttes féministes. La manifestation était alors restée à bonne distance des actions des "gilets jaunes", dont le mouvement commençait à prendre à forme.

 Cette année, des collectifs de "gilets jaunes", qui comprennent de nombreuses femmes, ont également appelé à se joindre à la manifestation, appelant à une "société plus juste, plus égalitaire, plus humaine".

Près de 70 organisations, partis politiques, syndicats et associations (Planning familial, CGT, CFDT, EELV, LFI, PS, Unef, PCF, SOS homophobie...) et plusieurs personnalités ont appelé à se joindre au défilé. Parmi elles, les comédiennes Muriel Robin, Julie Gayet ou Virginie Efira, les chanteuses Juliette Armanet et Clara Luciani, ou encore Vincent Trintignant - le frère de Marie, tuée par Bertrand Cantat en 2003.

Avec AFP

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