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En Roumanie, le président sortant Klaus Iohannis remporte l'élection présidentielle

Le président roumain sortant, Klaus Iohannis, a remporté le second tour de l'élection présidentielle face à son rival socialiste, le 24 novembre 2019.
Le président roumain sortant, Klaus Iohannis, a remporté le second tour de l'élection présidentielle face à son rival socialiste, le 24 novembre 2019. Octav Ganea, Reuters

Le libéral Klaus Iohannis a remporté un second mandat présidentiel en Roumanie, infligeant à la gauche une défaite historique, qui marque la volonté des électeurs de défendre l'tat de droit et la lutte contre la corruption.

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Un second mandat pour Klaus Iohannis. Le président sortant - libéral - de la Roumanie a remporté, dimanche 24 novembre, l'élection présidentielle avec une large avance, selon deux sondages effectués à la sortie des urnes.

Selon des résultats portant sur le dépouillement de 95 % des votes, l'ancien professeur de physique, âgé de 60 ans, a recueilli un peu plus de 63 % des voix, tandis que les sociaux-démocrates essuient leur échec électoral le plus cuisant depuis la chute du régime communiste il y a trente ans.

Viorica Dancila, la dirigeante du Parti social-démocrate (PSD) et adversaire du chef de l'État sortant totaliserait, elle, 37 % des voix. Cette dernière a dirigé le gouvernement pendant près de deux ans avant d'être renversée, en octobre dernier, par le Parlement.

Parti de gauche aux accents populistes et eurosceptiques, le PSD domine la vie politique roumaine depuis 1990. Il fait aujourd'hui les frais de son impopularité grandissante, liée notamment à ses tentatives d'affaiblir la justice anticorruption, et aux scandales ayant touché nombre de ses élus. La large avance prise par Klaus Iohannis à l'issue du second tour de la présidentielle témoigne de cette volonté qu'ont les électeurs de défendre l'État de droit et la lutte contre la corruption.

Grand favori du scrutin, Klaus Iohannis était notamment soutenu par les dizaines de milliers de Roumains qui sont descendus dans les rues depuis 2017 pour dénoncer les réformes de la justice menées par la gauche.

Tourner la page des crises

Électrice à Bucarest, Cristina, 42 ans, qui travaille dans le secteur de la santé, a dit espérer que la "démocratie prévaudra, pour que les Roumains puissent enfin vivre en paix" et tourner la page des crises à répétition provoquées ces dernières années par le PSD.

Après la motion de censure contre Viorica Dancila, un cabinet de centre droit sous la houlette du Parti national libéral (PNL), dont est issu Klaus Iohannis, a pris les rênes du gouvernement. Mais le PSD reste majoritaire au Parlement et les prochaines législatives sont prévues fin 2020.                 

Septième pays le plus peuplé de l'Union européenne avec 19,4 millions d'habitants, la Roumanie affiche de profondes disparités entre les centres urbains, dont le niveau de vie se rapproche des standards européens, et les zones rurales, parmi les plus pauvres du continent. Dans ce pays d'Europe de l'Est, près d'un habitant sur deux vit à la campagne. 

Ces dernières années, la Roumanie a enregistré de forts taux de croissance économique (7 % en 2017 et 4,1 % en 2018), dopée par des hausses des retraites et des salaires dans le secteur public octroyées par le PSD.

Mais ces largesses ont suscité l'inquiétude de l'UE et du Fonds monétaire international (FMI), qui ont mis en garde contre une explosion du déficit.

Avec AFP

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