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La mobilisation se poursuit en Colombie, le président avance le dialogue national

Des manifestants ont allumé des torches à Bogota, le 23 novembre 2019.
Des manifestants ont allumé des torches à Bogota, le 23 novembre 2019. Luisa Gonzalez, Reuters

Des milliers de personnes ont à nouveau manifesté samedi à Bogota contre le président de droite Ivan Duque. Le chef de l’État a avancé à dimanche l'ouverture d'un dialogue national annoncée initialement pour la semaine prochaine. 

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La capitale colombienne Bogota a connu samedi 23 novembre une troisième journée de mobilisation contre le président Ivan Duque. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues.

Le chef de l’État a, en conséquence, avancé à dimanche l'ouverture d'un dialogue national annoncée initialement pour la semaine prochaine.

Ivan Duque, très impopulaire après à peine plus de 15 mois au pouvoir, a annoncé le début anticipé des consultations, qu'il avait proposées la veille en réponse aux manifestations d'une ampleur inédite et persistantes depuis jeudi.

"Demain, nous débuterons une Conversation nationale avec les maires et les gouverneurs élus" lors du scrutin local d'octobre dernier, a-t-il tweeté, ajoutant qu'il poursuivrait ce dialogue la semaine prochaine avec "différents secteurs sociaux".

Le président de 43 ans, contesté pour ses politiques économiques, sociales et sécuritaires, a précisé qu'il se réunirait lundi avec la Commission nationale de concertation du travail, qui regroupe les ministres des Finances, du Travail et du Commerce avec des représentants des patrons et des salariés.

"Au cours de la semaine, nous poursuivrons les dialogues avec les différents secteurs sociaux", a ajouté le chef de l'État, au pouvoir depuis août 2018, mais sans majorité au Parlement et dont le parti, le Centre démocratique, a subi de sérieux revers aux élections locales.

Grève nationale et manifestation le 21 novembre

Les syndicats avaient convoqué une grève nationale et des manifestations pour le 21 novembre, appel auquel s'étaient joints étudiants, indigènes, organisations d'opposition, de défense de l'environnement et artistes.

Des centaines de milliers de personnes avaient participé au mouvement par des marches, majoritairement pacifiques, à travers tout le pays.

Puis d'autres manifestations avaient eu lieu vendredi, marquées par des "cacerolazos" (concerts de casseroles), forme de protestation jusque-là inhabituelle en Colombie. 

Samedi, des rassemblements se sont à nouveau formés dans divers quartiers de Bogota, ainsi qu'à Cali et Medellin, troisième et deuxième villes du pays.

Ils se sont amplifiés au fil de la journée dans la capitale, en réaction à la répression des forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc pour disperser les premiers manifestants.

Depuis jeudi, les affrontements avec les forces de l'ordre ont fait trois morts et près de 300 blessés dans tout le pays.

Quelque 13 000 policiers et militaires ont été déployés dans la capitale. Appuyés par des hélicoptères, ils quadrillent cette ville de sept millions d'habitants, où les violences se sont soldées par environ 300 arrestations.

Avec AFP

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