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Présidentielle américaine 2020 : Michael Bloomberg se lance dans la course chez les démocrates

L'ancien maire de New York Michael Bloomberg s'est déclaré, dimanche 24 novembre, candidat à l'investiture démocrate en vue de l'élection présidentielle américaine de 2020.
L'ancien maire de New York Michael Bloomberg s'est déclaré, dimanche 24 novembre, candidat à l'investiture démocrate en vue de l'élection présidentielle américaine de 2020. Bryan Snyder, Reuters

Le milliardaire et ancien maire de New York Michael Bloomberg a officialisé dimanche sa candidature à l'investiture démocrate en vue de l'élection présidentielle américaine de 2020.

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"Je suis candidat à la présidentielle pour battre Donald Trump et rebâtir les États-Unis", a déclaré, dimanche 24 novembre, l'ancien maire de New York Michael Bloomberg. Par un communiqué, il a ainsi officialisé sa candidature à l'investiture démocrate en vue de l'élection présidentielle américaine de 2020.

Ces dernières semaines, celui qui a dirigé la ville de New York de 2002 à 2013 avait multiplié les préparatifs à sa candidature attendue. Jeudi, il s'était notamment enregistré auprès de la Commission électorale fédérale (FEC).

Son immense fortune (quelque 50 milliards de dollars), acquise dans l'information financière fait de lui un prétendant apte à chambouler la course, encore très ouverte avec 18 candidats prêts à défier l'actuel locataire de la Maison Blanche en novembre 2020, sans favori évident.

Campagne publicitaire à 31 millions de dollars

Dans son communiqué publié en anglais et en espagnol, le milliardaire âgé de 77 ans déclare : "Nous ne pouvons pas nous permettre pendant quatre années de plus la politique irréfléchie et contraire à l'éthique du président Trump."

"Il représente une menace existentielle pour notre pays et nos valeurs, ajoute Michael Bloomberg. S'il remporte un nouveau mandat, nous pourrions ne jamais nous en remettre."

Le candidat à l'investiture démocrate a par ailleurs partagé sur son compte Twitter une vidéo retraçant son parcours politique.

Neuvième fortune mondiale d'après Forbes, Mike Bloomberg a lancé dimanche une campagne de publicités télévisées pour un montant record de 31 millions de dollars.

Son entrée en piste ne manquera pas de relancer les interrogations sur l'âge avancé des candidats. Quatre septuagénaires sont actuellement en lice pour déloger Donald Trump, également septuagénaire, de la Maison Blanche.

Un patron de presse entre en piste

Parmi ses adversaires à l'investiture démocrate, l'ancien vice-président Joe Biden, 77 ans, mène la course devant les progressistes Elizabeth Warren, 70 ans, et Bernie Sanders, 78 ans. Le jeune maire de South Bend Pete Buttigieg, 37 ans, se trouve, lui, en quatrième position, selon les derniers sondages.

Pour Michael Bloomberg, il s'agit de percer entre Elizabeth Warren et Bernie Sanders, jugés bien trop à gauche pour une partie de l'électorat démocrate, et un Joe Biden affaibli par des interrogations sur son état physique et happé par l'affaire ukrainienne qui vaut à Donald Trump une procédure d'impeachment.

Début novembre, le président des États-Unis avait réagi avec dédain à une possible candidature de Michael Bloomberg. "Le petit Michael échouera", avait-il assuré, faisant référence à la taille du milliardaire (environ 1,70 m). "Je pense qu'il va en fait nuire à Biden", avait ajouté Donald Trump.

Particulièrement actif dans la lutte contre le changement climatique, contre la prolifération des armes à feu et pour la santé, l'ex-maire de New York avait annoncé en mars qu'il renonçait à se présenter, notamment pour ne pas saper les chances de l'ancien vice-président.

Son revirement apparaît donc comme un signal clair qu'il doute sérieusement des chances de Joe Biden de remporter l'investiture démocrate.

Questionnée sur la chaîne ABC, la conseillère de la Maison Blanche Kellyanne Conway a jugé que l'entrée de Michael Bloomberg dans la course montrait que les candidats du camp démocrate sont "décevants".

"Nous accueillons tout le monde dans la course", a de son côté indiqué la candidate démocrate Amy Klobuchar sur cette même chaîne télévisée, avant de préciser : "Je ne suis pas sûre que la carte à jouer soit celle de 'j'ai plus d'argent que le type à la Maison Blanche', je pense que les gens veulent quelqu'un de différent". 

La candidature de l'ex-maire de New York représente par ailleurs un casse-tête déontologique pour les 2 400 journalistes de son agence de presse, Bloomberg News, qui dispose d'un fil d'actualité, de magazines, d'une station de radio, de podcasts et d'une chaîne de télévision. Or, ceux-ci vont devoir couvrir sa campagne électorale. Un fait inédit puisque jamais un patron de presse ne s'est encore installé à la Maison Blanche.

Avec Reuters et AFP

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