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Journaliste détenu en Iran: Téhéran rejette une décision de justice américaine

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Téhéran (AFP)

L'Iran a rejeté lundi la décision d'un tribunal américain ayant condamné Téhéran à payer 180 millions de dollars à la famille du journaliste irano-américain Jason Rezaian, détenu pendant un an et demi en Iran, jusqu'en janvier 2016.

"Sur la base de preuves documentées et de ses propres aveux", Jason Rezaian "a été condamné dans une affaire relevant de la sécurité de l'Etat, et la République islamique d'Iran a commué sa [condamnation à la peine maximale à de la] prison", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Abbas Moussavi.

"Il a été gracié et, bien qu'il faisait l'objet d'une [autre] enquête [...] il a été relâché", a ajouté M. Moussavi.

Le porte-parole, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à Téhéran, a jugé "étrange" que M. Rezaian cherche à obtenir un dédommagement en justice.

"Nous rejetons le fait qu'il aille là-bas déposer plainte et que des tribunaux américains se permettent de fixer de tels montants", a encore déclaré M. Moussavi, selon qui l'Iran a fait "une faveur" à M. Rezaian, alors qu'il aurait pu être maintenu derrière les barreaux ou puni plus sévèrement.

Correspondant du Washington Post à Téhéran, M. Rezaian avait été arrêté avec son épouse le 22 juillet 2014, alors que l'Iran venait d'accepter la relance de négociations sur son programme nucléaire, soupçonné par la communauté internationale de cacher un volet militaire.

Son épouse avait été libérée après deux mois de détention. Accusé d'"espionnage" au profit des Etats-Unis, il a lui passé 544 jours à la prison d'Evine, dans le nord de Téhéran, où il affirme avoir subi des mauvais traitements, été privé de sommeil et menacé d'être décapité.

Avec trois autres prisonniers américains, il a finalement été échangé contre sept Iraniens poursuivis aux Etats-Unis.

Sa libération est intervenue le 16 janvier 2016, au premier jour de l'application de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu six mois plus tôt à Vienne et dénoncé unilatéralement en mai 2018 par le président américain Donald Trump.

Un tribunal fédéral de Washington a condamné vendredi Téhéran à verser 180 millions de dollars à M. Rezaian ainsi qu'à sa mère et à son frère.

"Prendre un homme en otage et le torturer pour s'assurer un atout dans des négociations est honteux" et cela "mérite une punition" afin de "dissuader" l'Iran d'agir de la sorte, a estimé la justice américaine

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