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LR fustige l'"échec de la méthode" Macron sur les retraites

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Paris (AFP)

Les Républicains, partisans de mettre un terme aux régimes spéciaux "avec un calendrier de sortie", concentrent leurs attaques sur l'"échec de la méthode Macron" et le flou de son projet de réforme des retraites.

"Emmanuel Macron a, en réalité, déjà échoué", a assuré le président des députés LR Damien Abad aux Échos de mardi, jour où s'est réuni le comité stratégique du parti.

Lors de cette réunion plusieurs positions ont été arrêtées, notamment d'aligner les règles du public sur le privé et de mettre fin aux régimes spéciaux avec "un calendrier de sortie", a-t-on appris après du parti.

Si la demande rejoint la volonté affichée par l'exécutif d'un système universel de retraites, LR se montre sceptique sur la réelle volonté de réforme d'Emmanuel Macron.

"A un moment il faut qu'il tranche, qu'il dise ce qu'il veut exactement, (...) on ne joue pas avec les Français de cette façon-là", a affirmé lundi Éric Worth, en appelant le gouvernement à "terminer le travail" entamé par la droite sur les régimes spéciaux.

"Le conflit social du 5 décembre est d'abord l'illustration de l'échec de la méthode Macron: des discours, des annonces souvent contradictoires et, au final, un projet flou sans ligne directrice qui génère inquiétude et anxiété", assure-t-on chez LR.

Autre position: préserver le pouvoir d'achat des retraités en refusant "toute hausse des cotisations ou toute baisse des pensions", indique-t-on chez LR. "Il faut jouer sur l'âge légal, jusqu'à 65 ans, en tenant compte de la pénibilité", selon M. Abad.

LR veut aussi garantir les pensions de réversion et "défendre les acquis de la politique familiale concernant les droits familiaux et conjugaux, qui sont des piliers de notre système de retraite".

"La liste des perdants est en train de s'allonger (...) Comment le gouvernement peut-il négliger autant la politique familiale ?" s'est interrogé mardi Bruno Retailleau de passage à l'Assemblée.

Dans une étude publiée mardi, l'Institut de la protection sociale (IPS) affirme que la réforme voulue par Emmanuel Macron se traduira par "une baisse de retraite programmée pour de nombreuses femmes". Le think-tank pro-entreprises a en cela planché sur l'une des pistes du rapport Delevoye, qui reste non arbitrée.

Les Républicains réclament enfin, en droite ligne de la proposition de loi annoncée par M. Retailleau, que soit assuré "le principe de continuité des services publics".

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