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La politique de dépistage du VIH sévèrement critiquée dans une étude

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Paris (AFP)

Des "retards", des "faiblesses", "des résultats qui marquent un échec": une commission indépendante chargée d'évaluer la politique française en matière de lutte contre le sida étrille les résultats en matière de dépistage et de prévention, alors que "l'épidémie se poursuit".

Dans un "avis" cinglant sur la politique du dépistage, publié mercredi, le Conseil national du sida (CNS) juge que "la situation actuelle est inacceptable alors que tous les outils permettant d'enrayer l'épidémie sont disponibles, qu'il s'agisse du dépistage du VIH ou des traitements dans leurs différents usages préventifs".

"Une remobilisation forte s’impose sur le plan national pour dépasser les obstacles qui perdurent en matière d’accès au dépistage et aux outils innovants de prévention", estime cette instance conseillère des pouvoirs publics.

"En dépit des efforts engagés, les indicateurs ne montrent pas de réduction de l’épidémie en France d'un niveau aussi important qu'à l'étranger, dans des villes et des pays comparables aux nôtres", grince cette organisation, qui déplore aussi des "retards" du recueil de certaines données sur l'évolution de l'épidémie.

Certes des "données récentes suggèrent l'amorce d'une inflexion", mais elle "reste à confirmer" et est, pour l'instant, "limitée", selon ce rapport. Car "aucune évolution favorable" n'est observée dans certains groupes de populations clés comme dans certains territoires prioritaires, assène le CNS, qui estime que "ces résultats marquent un échec".

L'épidémie se poursuit en France chez les hommes homosexuels (HSH), des femmes et hommes nés à l'étranger, en particulier en Afrique sub-saharienne, qui pour beaucoup se contaminent en France, note le CNS.

Il pointe un nombre "stable" des découvertes de séropositivité, autour de 6.400 par an, ainsi que la proportion (30%) de ces découvertes "à un stade avancé".

En 2016, en France, 24.000 personnes infectées ignoraient l'être, dont 52% nés à l'étranger. Sur ce total, 9.000 étaient des homosexuels (soit 38% des non diagnostiqués).

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