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Militaires français tués au Mali : les boîtes noires des deux hélicoptères récupérées

Un soldat français devant un hélicoptère Caïman de l'opération Barkhane, le 29 juillet 2019, à Ndaki au Mali. (illustration)
Un soldat français devant un hélicoptère Caïman de l'opération Barkhane, le 29 juillet 2019, à Ndaki au Mali. (illustration) Benoît Tessier, Reuters

Le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état-major des armées, a annoncé mercredi matin que les "boîtes noires" des deux appareils qui se sont écrasés lundi soir au Mali, causant la perte de 13 soldats français, avaient été récupérées.

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Les boîtes noires des deux hélicoptères militaires accidentés lundi soir au Mali ont été récupérées et vont être analysées, a déclaré mercredi 27 novembre, à BFMTV, le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état-major des armées, deux jours après l'accident qui a causé la mort de 13 militaires français au Mali.

Les corps des treize militaires tués "sont maintenant dans une emprise française" et "les opérations de rapatriement vers la métropole vont pouvoir débuter", a également indiqué le colonel Barbry.

>> À lire : Qui sont les 13 soldats français tués au Mali ?

Deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, sont entrés en collision durant une opération de combat contre des jihadistes lundi soir dans le sud du Mali, causant la mort de 13 militaires, l'une des plus grandes pertes pour l'armée française depuis l'attentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983, qui avait fait 58 morts.

Des "conditions de vol extrêmement difficiles"

"Il est trop tôt pour pouvoir préjuger de la date de ces différentes analyses, on va laisser aux spécialistes le temps qu'il convient pour analyser tous les paramètres de vol qui sont dans ces boîtes noires", a-t-il poursuivi. "Aucune piste n'est écartée, c'est au bureau enquête-accident qu'il reviendra de déterminer les causes de cette collision supposée."

>> À lire : "La lutte contre le terrorisme au Sahel est un échec, il est urgent de repenser la stratégie"

Le colonel Barbry a précisé que les conditions de vol durant cette opération étaient "extrêmement compliquées". "Les nuits sont classifiées de 1 à 5, 1 pour les plus claires, jusqu'à 5 pour les plus noires. Une nuit de niveau 5 [comme c'était le cas ici, NDLR] c'est une nuit sans Lune, éventuellement avec une couverture nuageuse, qui rend les conditions de vol extrêmement difficiles. Les pilotes œuvrent avec des jumelles de vision nocturne qui intensifient la lumière résiduelle quand il n'y a pas de Lune, pas de sources de lumière artificielle comme des villes, comme c'est le cas dans cette région", a-t-il encore expliqué.

Le colonel a également déclaré que les "hélicoptères de l'armée française ne sont pas équipés de systèmes anti-évitement, ce qui n'aurait pas de sens dans la mesure où, justement, ces hélicoptères sont prévus pour voler en patrouille".

Avec AFP

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