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Otan : Macron souhaite une "plus grande implication des alliés au Sahel" contre le terrorisme

Le président français Emmanuel Macron accueille le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, au palais de l'Élysée à Paris, le 28 novembre 2019.
Le président français Emmanuel Macron accueille le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, au palais de l'Élysée à Paris, le 28 novembre 2019. Charles Platiau, Reuters

Cinq jours avant le sommet de l'Otan qui aura lieu à Londres, Emmanuel Macron reçoit jeudi le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg. À cette occasion, le président français a notamment dit souhaiter une "plus grande implication des alliés au Sahel" contre le terrorisme.

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J-5 avant le prochain sommet de l'Otan, à Londres. En vue de ce rendez-vous annuel, le président français reçoit, jeudi 28 novembre, le secrétaire général de l'alliance militaire, le Norvégien Jens Stoltenberg.

Un face à face pour aplanir les "divergences", calmer les tensions après qu'Emmanuel Macron a déclaré que le traité Atlantique nord était en état de "mort cérébrale", et s'entendre sur la création d'un "comité d'experts" en charge de réflechir à l'avenir de l'Otan.

La France étudie "toutes les options stratégiques" s'agissant de sa présence militaire au Sahel et souhaite "une plus grande implication" de ses alliés, a déclaré Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse conjointe.

Trois jours après la mort accidentelle de 13 militaires français de l'opération antiterroriste Barkhane, au Mali, le président français a annoncé qu'il était prêt à revoir "les modalités d'intervention" de la France au Sahel, et a réclamé à ses alliés une "plus grande implication" contre "le terrorisme" dans la région.

"Wake-up call"

Aux côtés du chef de l'Otan, et estimant que les Alliés devaient discuter ensemble de la lutte contre le terrorisme au Sahel et au Levant, le président français a, par ailleurs, dit "assumer" ses propos controversés sur une Alliance atlantique en état de "mort cérébrale",

Il fallait peut-être un "wake-up call", a lancé Emmanuel Macron, après avoir évoqué la "déconnexion criante et inacceptable" de l'Otan. "Il a été donné, je m'en félicite et je me félicite que chacun, maintenant, considère que la priorité est plutôt de réfléchir à nos objectifs stratégiques", a-t-il poursuivi après avoir évoqué la "déconnexion criante et inacceptable" de l'alliance politico-militaire.

Jens Stoltenberg, lui, en a profité pour souligné son importance fondamentale. "Dans des temps incertains, nous avons besoin d'institutions multilatérales fortes comme l'Otan", a-t-il affirmé.

Selon ce qu'avait annoncé l'Élysée, la discussion entre les deux hommes était censée porter "sur la meilleure façon d'aborder, lors du sommet, les principaux enjeux du débat actuel sur l'Otan : le renforcement de l'unité de l'Alliance et de la coordination des actions des alliés, le respect des engagements fondamentaux du traité de Washington (fondateur de l'Otan) et la meilleure prise de responsabilités des Européens au sein de l'Alliance".

Des Européens que le président français souhaite également voir associés au traité qui remplacera l'accord russo-américain de 1987 sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), déserté par les deux nations parties.

"Nous ne pouvons pas déléguer notre sécurité à un accord bilatéral où aucun Européen n'est partie prenante", a déclaré Emmanuel Macron. "Il faut une implication des Européens dans ce futur traité."

Avec AFP

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