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En RD Congo, quatre membres d'une équipe anti-Ebola tués dans une attaque armée

La décontamination du domicile d'une victime d'Ebola à Béni dans l'est de la RD Congo, le 8 octobre 2019.
La décontamination du domicile d'une victime d'Ebola à Béni dans l'est de la RD Congo, le 8 octobre 2019. Reuters (archive)

Quatre membres d'une équipe anti-Ebola ont été tués et six autres blessés dans la nuit de mercredi à jeudi dans deux attaques armées dans l'est de la République démocratique du Congo ,où les autorités sanitaires redoutent que l'insécurité fasse repartir l'épidémie à la hausse.

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Une personne travaillant pour "l'équipe de vaccination" du ministère congolais de la Santé et deux chauffeurs ont été tués ainsi que six personnes blessées, dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 novembre, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, selon une source onusienne.

Ces trois membres d'une équipe anti-Ebola ont été tués dans l'attaque d'une base où vivent des personnels participant à la riposte au virus, à Biakato, dans la province de l'Ituri.

Un policier congolais a été tué dans l'autre attaque contre un bureau de la coordination de la riposte anti-Ebola à Mangina, a ajouté l'OMS. Il était payé par les autorités sanitaires pour garder les installations anti-Ebola. Mangina se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Biakato, dans la province voisine du Nord-Kivu.

"À cette heure, il n'y a aucune confirmation sur l'identité assaillants", a déclaré à la presse à Genève Michael Ryan, directeur des opérations d'urgence à l'OMS.

Les autorités congolaises accusent des "maï maï", des miliciens dont les actions vont de la défense des intérêts communautaires à la grande criminalité (contrôle des minerais, racket).

"Tous les agents de l'OMS ont été retirés de Biatako"

"Aucun agent de l'OMS ne figure parmi les morts, même si l'un d'entre eux a été blessé", a précisé l'OMS. "Les autres blessés sont principalement des agents du ministère (congolais) de la Santé".

"Nos bases de Biakato et de Mangina ont été attaquées presque simultanément vers minuit", a souligné le chef congolais de la riposte anti-Ebola, le docteur Jean-Jacques Muyembe.

"À l'heure où je vous parle, tous les agents de l'OMS ont été retirés de Biatako", a ajouté le responsable de l'OMS. "Le personnel d'autres agences a également été relocalisé".

La double attaque contre Biakato et Mangina est "de loin la plus meurtrière" de toutes celles menées contre des équipes anti-Ebola depuis le début de l'épidémie, a déclaré le directeur des opérations d'urgence à l'OMS.

Un médecin épidémiologiste camerounais de l'OMS avait été notamment tué en avril dernier. Début novembre, un journaliste radio, qui animait des programmes anti-Ebola, avait été tué en Ituri.

Mangina est le lieu d'où est parti en juillet-août 2018 la dixième épidémie d'Ebola sur le sol congolais. Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres s'y était rendu le 1er septembre.

Avec AFP

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