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En visite en Afghanistan, Trump annonce la reprise des négociations avec les Taliban

 Donald Trump entouré des soldats américains et du président Afghan Ashraf Ghani, le 28 novembre 2019
Donald Trump entouré des soldats américains et du président Afghan Ashraf Ghani, le 28 novembre 2019 Tom Brenner / Reuters

Donald Trump a annoncé jeudi, lors d'une visite nocturne surprise sur une base américaine en Afghanistan, que les négociations avec les Taliban, interrompues en septembre, avaient repris.

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C'est une annonce inattendue. Pour son premier voyage en Afghanistan, jeudi 28 novembre, le président des États-Unis a annoncé la reprise des négociations avec les Taliban. Elles avaient été rompues en septembre après des déclarations tonitruantes de Donald Trump.

"Les Taliban veulent un accord, et nous les rencontrons. Nous leur disons qu'il faut un cessez-le-feu, ils ne voulaient pas de cessez-le-feu, et maintenant ils veulent un cessez-le-feu, a-t-il déclaré après une rencontre avec son homologue afghan Ashraf Ghani, sur la base de Bagram. Je pense que ça va sûrement marcher comme ça."

"Nous resterons tant que nous n'aurons pas d'accord ou jusqu'à ce qu'on ait une victoire totale, et ils veulent vraiment trouver un accord", a ajouté Donald Trump.

Le président américain a confirmé vouloir réduire le nombre de soldats américains sur place à 8 600, contre 13 000 à 14 000 actuellement.

Un voyage en Afghanistan gardé secret

Donald Trump était parti mercredi soir dans le plus grand secret depuis la Floride, via la base d'Andrews, près de Washington. Il est arrivé à Bagram vers 20 h 30 (heure locale), et la nouvelle du voyage n'a été rendue publique que juste avant qu'il ne redécolle, peu après minuit en Afghanistan.

Un photographe de l'AFP a voyagé avec lui mais n'a pas eu le droit de communiquer avant l'arrivée, comme les autres journalistes participant au voyage, qui n'ont appris la destination que deux heures avant l'atterrissage de l'avion présidentiel, toutes lumières éteintes.

Dans ses déplacements sur la base, le dirigeant était protégé de près par des soldats lourdement armés, casqués et équipés de jumelles de vision nocturne.

>> À lire aussi : En Afghanistan, les calculs électoraux de Donald Trump se heurtent aux Taliban

Le 7 septembre, Donald Trump avait, à la surprise générale, mis fin aux discussions engagées depuis un an avec les Taliban, qui semblaient pourtant sur le point d'aboutir à un accord historique après 18 ans de conflit en Afghanistan.

Il avait justifié cette volte-face spectaculaire par la mort d'un soldat américain et de onze autres personnes dans un attentat deux jours plus tôt à Kaboul, revendiqué par les Taliban.

Le négociateur américain, Zalmay Khalilzad, n'avait dévoilé que peu de détails sur "l'accord de principe" qu'il affirmait avoir conclu avec les Taliban.

Il devait permettre un retrait progressif des soldats américains en Afghanistan, en échange de garanties de sécurité, d'une "réduction de la violence" et de l'ouverture de négociations directes entre les Taliban et le gouvernement de Kaboul.

Deux otages libérés par les Taliban

Depuis, la semaine dernière, les Taliban ont libéré deux otages, un Américain et un  Australien, professeurs à l'université américaine de Kaboul, en échange de la libération par les Afghans de trois prisonniers talibans de haut rang.

Avec ses soldats pour célébrer la plus grande fête traditionnelle aux États-Unis, le commandant en chef a posé pour des photos et servi de la dinde, avant de s'adresser à environ 500 d'entre eux dans un grand hangar.

"Nous avons voyagé 8 331 miles (13 407 km) pour être là ce soir pour une seule raison : vous dire en personne que ce Thanksgiving est un Thanksgiving spécial, tout va très bien, notre pays est plus fort économiquement qu'il ne l'a jamais été", a déclaré Donald Trump, ovationné par les militaires.

AFP

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